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Histoire locale, l'école Louis Moreau

Avant la révolution de 1789 apprendre à lire, écrire et compter relevait de l'initiative privée. Les familles aisées faisaient appel à des précepteurs pour instruire et éduquer leurs enfants. Dans quelques villages, des prêtres catholiques dispensaient quelques heures de cours aux enfants de paysans, le reste du temps étant réservé aux travaux des champs. En 1833 une loi oblige chaque commune de plus de 500 habitants à ouvrir une école publique de garçons et en 1881, Jules Ferry fait voter la gratuité de l'enseignement élémentaire public. Un an plus tard, l'école devient obligatoire de 6 à 13 ans, puis à partir de 1936 jusqu'à l'âge de 14 ans.
Dès 1657, Morangis est pourvu d'une école élémentaire.
Anne Laubigeois, châtelaine de Morangis à l'époque, fait don à la fabrique (institution paroissiale chargée de gérer les biens de l'église) d'une maison située près du presbytère.
Le nombre d'élèves allant croissant, le Conseil municipal décide, en 1867, la construction d'un nouveau bâtiment qui accueillera la nouvelle école publique et la mairie (appelé aujourd'hui ancienne mairie au 3 rue de Savigny). La première rentrée scolaire s'effectue dans les nouvelles classes du rez-dechaussée en 1874.

Après la guerre de 1914, une nouvelle salle sera ajoutée, derrière le bâtiment. Par contre, les filles étaient scolarisées dans le bâtiment toujours existant au fond de la cour de l'école. Celuici comprenait une classe pour les filles et une classe enfantine. Devant faire face à l'augmentation de la population d'après guerre, le bâtiment en meulière fut construit en 1931. Scindé en deux, il accueillait dans la partie de gauche les garçons et celle de droite était réservée aux filles. Son inauguration officielle eut lieu le 5 juillet 1931.
L'école fut baptisée du nom de Louis Moreau, par décision du conseil municipal du 29 septembre 1945 en mémoire à cet homme mort pour la France. En effet, monsieur Louis Moreau, inspecteur d'Académie pour le canton de Longjumeau, fut arrêté à son domicile par la gestapo en avril 1944. Emmené en déportation, il mourrut à son arrivée suite aux mauvais traitements reçus au cours de son transfert. En 1944, une unité de la Feldpost (poste militaire Allemande) occupa l'école et lors de son départ, en août 1944, fit exploser le matériel et incendia un préau et une classe. En septembre 1964, les élèves des classes de 6e font leur rentrée dans les classes de l'école Louis Moreau. En janvier 1965, le nouveau collège Michel Vignaud accueillit ces élèves.

A charge pour la fabrique de loger les deux prêtres chargés de faire l'école et de dispenser le catéchisme. En 1672, l'éducation sera étendue aux filles, sur décision de l'assemblée des habitants. La révolution et ses bouleversements interrompront les activités scolaires, et il faudra attendre 1800 pour que la scolarité reprenne dans la maison Laubigeois.
Le nombre d'élèves allant croissant, la maison commune n'est plus adaptée pour abriter l'école et les réunions des édiles communales. Le conseil municipal décide, en 1867, la construction d'un nouveau bâtiment qui accueillera la nouvelle école publique et la mairie.

La première rentrée scolaire s'effectue dans les nouvelles classes du rez-de-chaussée en 1874, le premier étage hébergeait l'enseignant qui était aussi secrétaire de mairie. Après la guerre de 1914, une nouvelle salle sera ajoutée, derrière le bâtiment. Le confort des salles de classe était spartiate, un poêle au fond de la pièce était l'unique chauffage. A l'époque la vie était rude et Morangis était encore une commune à vocation agricole et dès le printemps, beaucoup de petits écoliers participaient aux travaux des champs, malgré les aides et les menaces de la caisse des écoles, organisme chargé de l'aide aux familles en difficulté. La rentrée de 1930 sera la dernière à cet endroit pour les instituteurs et les élèves. La mairie occupera seule les locaux jusqu'en 1958.
Les deux abris qui flanquent le bâtiment principal servaient de remise pour le matériel du cantonnier ; ils abritaient aussi à l'occasion des citoyens ayant abusé de la bouteille et placés là par le gardechampêtre pour cuver leur vin.

En 1928, les élèves de la classe de M. MALPELAT, directeur de l'école de garçons posent fièrement pour la photo traditionnelle de groupe devant leur classe. On notera les bras sagement croisés, et la blouse pour tous les élèves. En plus de ses fonctions de directeur d'école, M. Malpelat faisait office de secrétaire de mairie. Mme Cornu était la directrice de l'école de filles.

Les élèves de la classe de Mme Royneau, posent devant le bâtiment en meulières lors de la première rentrée dans ces locaux. M. Malpelat décèdera le 30 janvier 1932.

L'intérieur d'une des salles de classe située au fond de la cour. La maîtresse, peut-être Mlle Coignac ? Assise derrière son bureau en bois. Au fond à droite, un boulier qui servait à l'apprentissage du calcul à ces très jeunes écoliers de 1939.

Dans le bâtiment principal les salles étaient vastes. Ici la classe de M. Gruson, directeur de l'école de garçons de 1934 à 1957. Le mobilier est des plus sommaires ; une armoire pour ranger les quelques livres de bibliothèque et le matériel scolaire, un grand bureau juché sur une estrade, les pupitres des élèves avec les encriers en porcelaine, solidement accroché au mur un tableau noir aux côtés rabattables. Un morceau de craie placé dans l'encrier par des élèves malicieux provoquait la disparition de l'encre qui s'y trouvait. La victime ressentait un grand moment de solitude devant l'agacement du maître que ces farces répétées n'amusaient plus depuis longtemps. L'arrivée des stylos à plume et de leurs cartouches d'encre entraîne la disparition des encriers, et l'arrivée du stylo bille, ouvrira d'autres perspectives ! En 1944, une unité de la Feldpost occupa l'école et à son départ, en août 1944, fera sauter le matériel et incendiera un préau et une classe. En septembre 1964, les élèves des classes de 6e feront leur rentrée dans les classes de l'école Louis Moreau. En janvier 1965, ils rejoindront le CES Michel Vignaud enfin terminé.
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