La vie municipale

Pascal Noury, Maire de Morangis

Pascal Noury, Maire de Morangis
Monsieur le Maire vous reçoit :

Sans rendez-vous : tous les vendredis 17h/18h30 (hors vacances scolaires)

Sur rendez-vous en contactant son secrétariat au 01 64 54 28 28

Par mail : monsieurlemaire@morangis91.com

Pascal Noury est né le 17 janvier 1957 à Draveil (Essonne)

Mandats en cours :

  • Maire de Morangis : depuis mars 2008
  • Métropole du Grand Paris : Conseiller Métropolitain
  • EPT12 Grand-Orly Seine Bièvre : 11e vice président délégué aux finances
  • SIREDOM : 6e Vice-Président du syndicat de traitement des ordures ménagères, en charge des finances 
  • SDIS : Membre du Conseil d’administration
     

Réponse du Maire à une question courante

L’entretien des trottoirs est de la compétence des riverains. C’est un arrêté municipal qui en définit les règles dans chaque commune.

C’est donc une question de règlement mais c’est aussi une question de civisme car les agents communaux ne peuvent pas tout faire.

En effet. Il y a 80 km de trottoirs à Morangis. Avec une vingtaine d’agents techniques, il faudrait que chacun déneige 4 km, ce qui est complètement impossible.

La participation de tous est donc nécessaire

Je me montre toujours vigilant sur cette question de l'utilisation des pistes et des nuisances sonores qu'elles peuvent générer pour nos concitoyens et je fais le point régulièrement avec les autorités aéroportuaires.

Rappelons que les survols qui nous gênent le plus, car les avions sont réellement au-dessus de notre Commune, sont ceux qui sont générés par l'utilisation de la piste d'urgence. Cette utilisation est vraiment exceptionnelle, heureusement.

L'utilisation de la piste 3 pour les décollages par vent d'ouest est l'autre source de nuisances. Dans cette confi guration, l'usage normal est celui de la piste 4 qui ne provoque aucune nuisance sur notre Commune. Mais il arrive que la piste 3 soit utilisée en cas de problème, par exemple un dimanche matin fi n novembre car un risque de collision avec des oiseaux avait été repéré. Mais c'est aussi le cas, tous les jours, plusieurs fois par jour, pendant l'inspection technique réglementaire et obligatoire de la piste 4.

Ce sont ainsi entre un et une quinzaine de décollages par jour qui sont renvoyés sur la piste 3 qui nous concerne directement.

La première des réponses est que la voirie n'est plus une compétence de la Commune mais de l’EPT Grand-Orly Seine Bièvre qui a pris la suite de la CALPE. 


Pour construire le budget 2017 de la voirie sur l'ancien territoire de la CALPE, les 5 maires se sont réunis à plusieurs reprises, en réalisant de nombreuses économies sur d'autres postes. 
Nous avons réussi à débloquer environ 9 millions d'euros pour des investissements en voirie, éclairage public et signalisation tricolore pour l'ensemble des 5 communes.


La part de Morangis, un peu plus de 900 000 euros, calculée au prorata du kilométrage de rues, est largement utilisée pour refaire et améliorer l'éclairage qui est souvent défaillant et ne respecte pas les normes actuelles. 


Il ne reste cette année qu'environ 500 000 euros pour les rues et les trottoirs. Un montant conservé pour permettre la suppression du passage souterrain avenue du G. de Gaulle qui est repoussée. 
Son utilisation fait l'objet de discussions entre les services de l'EPT et les élus de Morangis. 


Le programme des travaux 2017 sera arrêté dans quelques jours pendant la fabrique citoyenne 2016

 

Les habitants m’interpellent régulièrement sur les herbes sauvages qui jaillissent sur les chaussées et trottoirs. 
Il incombe à chacun de désherber et de balayer trottoirs et caniveaux aux abords de sa propriété, comme en période hivernale s’il neige. 

Outre l’aspect esthétique, un entretien régulier permet d’éviter la dégradation des trottoirs et de la voirie. Cela contribue également à l’embellissement de la Ville et à préserver le cadre de vie de chacun. Le désherbage doit se faire de façon naturelle, l’utilisation de produits phytosanitaires est désormais interdite et la Ville n’en utilise plus aucun. 

Pour autant, les agents de la propreté procèdent à des campagnes de désherbage, dès le printemps. Ce travail se fait manuellement. En complément la Ville a investi dans une nouvelle machine à désherber. La Municipalité recherche toujours de nouvelles solutions éco-responsables pour éliminer ces herbes « folles » et des techniques simples, naturelles et performantes sont à la portée de tous :

  • désherber manuellement à la binette ou à l’eau bouillante, 
  • désherber mécaniquement au rotofi l ou au desherbeur thermique.

Les bilans statistiques de l'année 2016 m'ont été présentés par Monsieur le Commissaire de police.

On peut en retenir que les cambriolages continuent à représenter le principal fléau auquel nous devons faire face. Chaque année, il y a environ une centaine de cambriolages commis. En 2016, il y en a eu 100 exactement, 20 de moins qu'en 2015.

Au cours de cette année plusieurs cambrioleurs ont été arrêtés sur le fait ou après enquête. 


Pour ce qui est des actes les plus graves, ceux qui sont associés à des violences, on déplore 8 faits en 2016 moitié moins qu'en 2015. Si les vols de véhicules sont en baisse 41 contre 50 l'an passé, on déplore l'augmentation des vols à la roulotte (103 contre 88) et les dégradations de biens (47 contre 37). 


Au regard de ces chiffres et au moins chaque mois, je fais le point avec le Commissaire et nous envisageons les priorités, les secteurs de patrouille de nos policiers municipaux... Je rappelle toutefois que Monsieur le Commissaire est un fonctionnaire d'Etat et qu'il n'est pas sous la responsabilité du Maire. 


Je profite de cette réponse pour remercier tous les fonctionnaires de police pour leur travail sur la Commune.

Je rappelle aussi à tous les Morangissois qu'il est important de mettre en place pour son domicile des dispositifs anti intrusions efficaces et de signaler tout comportement paraissant anormal.

Fin Août, des familles de ROMS se sont installées sur un terrain d'Aéroport de Paris (ADP), le long de la Voie de Contin (ancien terrain du Tir à l'Arc). Police et élus ne sont pas parvenus à empêcher cette installation.

La Ville a saisi ADP pour que soient engagées toutes les actions judiciaires d'expulsion, car c'est de sa seule responsabilité, et non celle de la Ville qui n'a aucun pouvoir pour faire accélérer les choses.


Elle a en même temps procédé à l'apport de tas de terre pour empêcher toute évolution et extension du campement.
J'ai rencontré le Directeur de l'aéroport d'Orly pour lui demander sa plus grande vigilance pour le suivi de ce dossier qui inquiète. Il inquiète car nous ne pouvons pas accepter de telles implantations illégales aux portes de la ville, et il inquiète car les familles qui y vivent avec des jeunes enfants sont dans des conditions d'hygiène et de sécurité insupportables, au moment où l'hiver arrive.


C'est dans ce sens que l'État a missionné une association spécialisée dans l'accompagnement de ces familles, afin de réaliser un diagnostic social, préalable obligatoire avant toute expulsion.


Je ne manquerai pas de tenir informée la population de l'évolution de ce dossier.

Au regard des dangers pour l'environnement et les personnes causés par les désherbants, la Municipalité a décidé d'anticiper l'interdiction de l'usage de ces produits par les collectivités à compter de janvier 2017.
Morangis a donc dû repenser l'ensemble de son service de propreté urbaine et renforcer ses équipes pour rendre plus propre la Ville, grâce au concours de tous ! 

L'arrêt de l'usage des produits désherbants oblige à des passages mécaniques plus fréquents dans chaque rue. Depuis cet été, munis de nouvelles machines de désherbage et de nettoyage, les agents nettoient « à fond » chaque rue, au moins une fois toutes les 4 ou 6 semaines selon les périodes. 
En complément, et pour les zones plus denses et plus fréquentées, la balayeuse passe tous les jours ou toutes les semaines

Ce n'est pas la Ville qui décide d'ouvrir ou de fermer des classes dans les écoles maternelles ou élémentaires sur la Commune.

La responsabilité de l'école est partagée entre l'Education Nationale, qui est en charge de l'éducation de nos enfants et des personnels enseignants, et la Ville, qui a en charge les bâtiments et leur entretien, le matériel et la fourniture des supports pédagogiques, ainsi que de la restauration scolaire, des TAP et de la Caisse des Ecoles.

Lorsque l'Education Nationale informe la ville du nombre d'enfants qui doivent être présents dans les écoles à la rentrée de septembre, la Ville décide, car elle y est obligée, de construire ou d'aménager de nouvelles classes. C'est ce que nous avons fait pour cette rentrée sur l'école Moreau et aux Hirondelles.

Il ne s'agit en aucun cas d'une baisse de l'action d'entretien par les services de la Ville. Depuis la reprise par la Commune de la compétence « propreté urbaine » des moyens supplémentaires ont été affectés à cette tâche prioritaire.
Pour autant, nous ne pouvons être si efficaces qu'avant quant au désherbage des trottoirs car la Ville n'utilise plus de désherbants chimiques qui seront d'ailleurs définitivement interdits pour les collectivités au 1er janvier 2017.
Ces produits sont dangereux pour l'environnement et donc dangereux pour la santé des hommes.

Aujourd'hui, la Ville teste de nouvelles machines et de nouveaux engins qui doivent permettre d'assurer le désherbage et l'entretien de nos voiries. Vous les verrez apparaître prochainement dans nos rues. C'est une phase de test.

Vous pouvez compter sur l'engagement de la ville pour entretenir le mieux possible la Ville, avec nos moyens. Il n'en est pas moins nécessaire que chacun aussi participe de cet effort en entretenant devant chez soi… 

Tout d'abord, les places de stationnement handicapées doivent être aménagées de manière homogène sur la Commune. Elles ne peuvent donc pas être installées à la demande d'un habitant pour satisfaire un besoin personnel.

Les demandes sont à adresser en mairie. Elles sont étudiées conjointement avec le CCAS et les services techniques.

Les demandeurs doivent impérativement être titulaires du Macaron GIG-GIC. Les demandes pour ces cartes sont à effectuer auprès de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) ou auprès du service départementale de l'office national des anciens combattants et victimes de guerres (ONACVG).

La carte doit être disposée de manière à ce que le côté recto (numéro de carte, photographie, date de validité…) soit facilement vu par les agents de police.

Pour autant, les places matérialisées ne peuvent pas être réservées à la personne qui en a fait la demande, et elles peuvent être utilisées légalement par tous les détenteurs de la carte. 
 

C'est un engagement que j'ai pris en 2014 de doter les points d'attente des lignes de bus de véritables abris bus.
Dans le cadre d'un marché public lancé par la CALPE en 2015, la Ville devait être équipée de plusieurs abris bus, de nouveaux panneaux d'information municipale, de panneaux électroniques, et de divers autres équipements.
Ce marché ayant été déclaré infructueux, le processus administratif a dû être relancé. 
Je ne désespère pas qu'une entreprise spécialisée dans l'installation de ces équipements réponde à ce marché et que Morangis puisse être enfin dotée de ces équipements nécessaires à tous.
Je souhaite que ce projet puisse se réaliser en 2016 mais je ne peux malheureusement pas aujourd'hui déterminer une date. 

Je suis régulièrement interpellé par des habitants sur leur souhait de voir poser dans les rues des ralentisseurs de vitesse, dit « dos d’âne »
Ce dispositif est très contraignant, et, au-delà de son coût d’installation, engendre des nuisances, notamment sonores.
Il supprime généralement des places de parking dans les rues concernées, et les riverains qui voient ce type de dispositif installé devant chez eux n’en veulent surtout pas.
Or, l’installation de ces ralentisseurs est soumise à une réglementation très stricte.


Enfin, lorsqu’il est nécessaire d’en poser dans une rue, il faut aussi en poser dans les rues adjacentes, car le trafic est souvent déporté vers les autres rues qui n’en sont pas équipées, déplace simplement le problème et entraîne une circulation très désagréable pour tous les habitants du quartier.


Face à l’incivisme de certains et aux vitesses excessives, la Ville préfère largement la pose de chicanes. Certes, ces dispositifs peuvent réduire le nombre de place de stationnement, mais ils entraînent automatiquement une basse de la circulation. 

Dès que nous constatons une occupation, nous faisons immédiatement appel à la justice. C'est la seule solution pour obtenir l'expulsion.
La procédure judiciaire est longue et coûteuse : 

  • un huissier de justice doit se rendre sur place pour constater l'occupation et rédiger un procès-verbal
  • nous saisissons ensuite un avocat qui rédige une requête devant la justice demandant l'expulsion. 
  • lorsque l'audience est fi xée, c'est le juge qui décide de l'expulsion des occupants en leur laissant le temps (entre une semaine et quinze jours) pour partir. Une date butoir est défi nie, l'avocat et l'huissier de justice peuvent demander au Préfet le recours à la force publique. 

Toutes ces étapes font que le délai moyen d'une procédure en référé expulsion peut prendre entre deux et trois mois.
Lorsque la ville disposera d'une aire d'accueil des Gens du Voyage (début 2017) il sera plus rapide et plus facile de demander l'expulsion de campements sauvages.
Le dépôt du permis de construire a été accepté par le Conseil Municipal du 28 Septembre dernier, et les travaux, portés par la CALPE devraient commencer rapidement. 

Bien qu'il incombe à chacun de désherber et de balayer trottoirs et caniveaux aux abords de sa propriété comme en période hivernale s'il neige, la Ville assurait de longue date le désherbage. A cette fin, elle utilisait des produits phytosanitaires efficaces qui sont aujourd'hui interdits. 
Malgré plusieurs passages avec les produits biologiques autorisés, la situation est loin d'être satisfaisante et au cours de tout l'été notre ville est apparue bien mal entretenue. 
La Ville a pourtant procédé à plusieurs campagnes de désherbage notamment durant l'été avec les jeunes employés en job d'été. Il est clair que ces opérations ne suffisent malheureusement pas bien qu'elles mobilisent énormément d'agents de la ville. J'invite donc les habitants à s'occuper du trottoir situé devant leur habitation avec des techniques à la portée de tous : 

  • désherbage manuel à la binette ou à l'eau bouillante 
  • désherbage mécanique au rotofil ou au désherbeur thermique 

Par ailleurs, je travaille avec les services communaux à une nouvelle organisation entre agents communaux et entreprises pour la saison prochaine, en utilisant des techniques efficaces et respectueuses de l'environnement.

Discours du Maire

2018

2017

Il y a 72 ans, 72 ans seulement, les armées alliées ouvraient les portes des camps de concentration et d’extermination. Alors le Monde découvrait l’horreur.

Cette horreur qui nous fait encore vomir à la vue des films de l’époque.

Cette horreur que les historiens ont certifiée. Oui les pires atrocités ont été commises sur des millions d'hommes, de femmes, d'enfants parcequ’ils étaient juifs, roms, homosexuels, handicapés, opposants politiques, communistes … parcequ’ils n’étaient pas comme il fallait être aux yeux du pouvoir.

Cette horreur qu’il nous revient à tous de rappeler afin d’éviter qu’elle ne se reproduise.

Il faut donc rappeler que la barbarie des camps, parmi tant d’autres violences est l’un des résultats d’un programme politique basé sur le refus des libertés, le racisme, le rejet des différences, le nationalisme, le culte du chef. 

Un programme politique qui a pu se concrétiser avec le soutien populaire, avec un gouvernement légal, dans un pays en proie à une triple crise économique, politique et de confiance.

Il y a, ne nous le cachons pas de vraies similitudes avec la situation d’aujourd’hui. C’est d’ailleurs le sens du message des associations de déportés que je souhaite maintenant vous lire : (Lecture du message des associations)

Aujourd’hui, nous nous souvenons donc des victimes de la déportation et nous honorons les héros de cette dramatique période. Ceux et celles qui, à l’image par exemple de Germaine Tillion ont réussi à faire survivre de l’humanité au milieu de cette barbarie.

La meilleure façon de rendre hommage à toutes ces victimes, c’est de bannir le racisme, c’est de lutter contre le refus de l’Etranger, c’est de se battre contre tous les régimes autoritaires qui menacent les libertés. Cette détermination doit être la nôtre dans notre vie quotidienne. 

Elle doit aussi être la nôtre, à l’heure des choix, notamment dimanche prochain. 

Mesdames et Messieurs les anciens combattants
Messieurs les porte-drapeaux,
Mesdames, Messieurs, chers amis Morangissois,
Et surtout vous les jeunes,
Jeunes sapeurs pompiers, Jeunes citoyens et Enfants de nos écoles

Aujourd’hui, 72 ans après, nous sommes réunis pour fêter la Victoire. Non pas la victoire d’un pays contre un autre, d’une nation contre une autre mais la victoire de la liberté sur le nazisme et le fascisme, la victoire de l’humanité sur la barbarie.
C’est le 8 mai 1945, à 15 h 00 que la population est informée officiellement de la capitulation allemande par les sirènes qui retentissent pendant 3 minutes consécutives annonçant ainsi la «fin d’alerte»; les cloches sonnent à la volée. La nouvelle de la fin des hostilités et la liberté recouvrée, suscitent des scènes de joie immense et de fraternisation.
Les habitants pavoisent les immeubles aux couleurs des Alliés. A Paris, une «marée humaine» de civils et de militaires, français et américains, laisse éclater sa joie dans une communion fraternelle et submerge les rues de la capitale.
Il faut dire qu’elles avaient été terribles ces 6 années de guerre mondiale, comme le seront encore les quelques mois suivants avant qu’elle ne s’achève dans les tragédies d’Hiroshima et Nagasaki en septembre 1945. Terreurs, horreurs étaient le quotidien. Les soldats en furent victimes mais les civils furent touchés comme jamais.
Sur les champs de bataille, sur les routes de l’exode, sous les bombardements, dans les camps de concentration et d’extermination, sur tous les continents 60 millions de morts… comme si toute la population de la France d’aujourd’hui périssait, des vies broyées, des espoirs détruits, l’humanité niée.
Nous sommes réunis ce matin pour rendre hommage à toutes ces victimes, et pour honorer tous les héros qui refusèrent de plier. Célèbres ou anonymes, il y en eut dans tous les pays.
Parmi ceux-ci, bien sûr le Général de Gaulle, Jean Moulin, Pierre Brossolette, Lucie Aubrac, Germaine Tillion, Geneviève Antonioz de Gaulle mais aussi tant d’autres et ceux dont l’histoire n’a pas retenu les noms, soldats, résistants, maquisards, justes…
Parmi eux, des Morangissois, à qui nous rendons hommage aujourd’hui et dont nous lirons les noms dans quelques instants, parce qu’ils ont donné leur vie en combattant pour la liberté.
Des gens simples qui ont agi selon leurs convictions, leur cœur ou leurs valeurs pour continuer le combat, résister, protéger les juifs et tous ceux qui étaient persécutés. Ils n’étaient pas les plus nombreux mais ils sont la gloire de notre pays.
Nous sommes aussi réunis pour ne pas oublier.
Toutes ces tragédies se sont enchaînées, parce que dans un monde en crise, une idéologie fondée sur le nationalisme, le racisme et la xénophobie avait prospéré encouragée par des semeurs de haine, les prophètes de la violence et était parvenue au pouvoir avec le soutien populaire et un gouvernement légal.
Un peu comme dans les années qui ont précédé cette terrible épreuve, nous vivons dans un monde tourmenté, incertain, violent. Il faut donc nous montrer vigilants et responsables pour protéger cette inestimable richesse qu’est la Paix.
Hier, très largement rassemblés malgré nos fortes différences, nous avons refusé que notre pays s’engage sur une voie aventureuse, nous avons refusé le nationalisme, le racisme, la recherche des boucs émissaires. Mais pour soulagés que nous puissions être cela ne règle pas tout.
Il y a de grands défis devant nous, qu’il faut relever si nous ne voulons pas un jour sombrer dans des horreurs comparables à celles de la guerre dont nous commémorons la fin.
Prenons exemple sur ce qui a permis à notre pays de se relever après cette terrible épreuve de la deuxième guerre mondiale. Comment à partir du programme du Conseil national de la Résistance, fondé sur plus de solidarité, un ordre social plus juste s’est imposé à la libération avec la sécurité sociale, les retraites généralisées, le droit à la culture et à l’éducation pour tous, les lois sociales ouvrières et agricoles. Une société ne peut échapper à la violence quand elle est toujours plus inégalitaire, quand il y a ceux qui profitent et ceux qui subissent.
Le nouveau Président de la République ne doit pas l’oublier. Il doit écouter et devra prendre en compte les souffrances et la colère, les inquiétudes et les désirs, les découragements et les volontés. La voie vers les jours heureux ne pourra se frayer un chemin dans la dévotion à l’économie libérale, dans une démocratie réductrice pilotée par les puissants, dans la recherche de profits toujours plus grands au détriment des femmes, des hommes et de la planète.
Je veux vous citer aujourd’hui, une simple phrase entendue dans ces années sombres sur les ondes de la BBC :
« La grandeur de la France ne vaut que par le dévouement désintéressé des gens simples ».
La France est grande quand elle agit dans le sens de son histoire et dans le respect de ses valeurs. La France est grande et le monde va mieux quand elle est attentive à chacun et se préoccupe de tous et quand ensemble nous agissons en respectant la devise de notre République
Liberté, Egalité, Fraternité 

 

Discours prononcé par Pascal Noury, Maire de Morangis lors de la commémoration du 99e anniversaire de l'armistice du 11 novembre 1918 :

Mesdames et Messieurs
Mesdames et messieurs les anciens combattants et leurs porte-drapeaux,
Chers amis Morangissois,
Vous, les jeunes citoyens, jeunes sapeurs pompiers et les enfants de nos écoles, 

Nous sommes à nouveau là cette année, de toutes les générations, de toutes les origines, réunis devant le monument au mort, pour commémorer l’armistice du 11 novembre 1918. 

Nous sommes là mais il manque Henri Blottière, qui nous a quittés la semaine dernière des suites d’une terrible maladie. Henri Blottière c’était un ancien combattant, blessé gravement en opération, c’était le Président de l’Amicale des anciens combattants, il veillait à ce que la solidarité s’exprime auprès de tous ses camarades jusqu’à leur digne accompagnement à leur dernière demeure.
Henri Blottière c’était aussi, la cheville ouvrière de toutes nos cérémonies. Il veillait, avec toujours un peu d’inquiétude, à ce que chacune soit pleinement réussie afin que dans notre Commune, les habitants soient toujours nombreux à les suivre. C’est ainsi qu’il œuvrait concrètement à la reconnaissance due au monde combattant et à la poursuite du devoir de mémoire. 

Le plus grand hommage que nous puissions lui rendre c’est de poursuivre son action, nous transmettant le témoin, veillant d’année en année à ce que nos cérémonies se déroulent avec la même gravité, la même émotion et témoignent toujours de notre reconnaissance aux soldats engagés pour la France. 

Ce matin, nous rendons hommage à tous ceux qui ont souffert sur les champs de bataille de la grande guerre et nous venons rappeler que la Paix est notre bien le plus précieux. 

Il y a 100 ans, 1917! 
On dit de cette année qu’elle a été le tournant de la guerre et qu’elle a changé le monde.
Les deux révolutions en Russie qui vont modifier les fronts et marquer la vie du monde pour 7 décennies, l’entrée en guerre des Etats-Unis qui apporte à l’entente ses forces humaines et technologiques et par la même impose sa domination sur l’occident, la mondialisation du conflit et tant de choses encore… 

Mais sur le terrain, rien ne change. Depuis la fin 1914, la guerre a pris une forme que personne n’avait imaginée aux premiers jours du conflit. Les armées sont usées les peuples sont fatigués. Après la Somme, après Verdun se prépare l’offensive du Général Nivelle entre Soissons et Reims, celle qu’on appellera la bataille du Chemin des Dames. 

Le 16 avril, le froid glace les os, la neige commence à tomber. A 6 heure du matin, les sifflets des officiers sonnent dans les tranchées, l’assaut qui d’après les chefs doit mettre un terme à la guerre, est lancé.
En quelques minutes, le massacre commence, les soldats français sont fauchés par un déluge de feu et d’acier. Lourdement chargés, transis de froid et de fatigue, ils peinent à progresser sur les pentes boueuses, instables et rendues trop accidentées par leurs propres obus. 

Les premières vagues d’assaut qui comprennent beaucoup de soldats des colonies sont anéanties, les 130 chars d’assaut sont hors de combat. Malgré tout, l’une après l’autre, les vagues françaises sortent des tranchées inlassablement et se brisent sur la défense allemande. Le massacre dure 4 jours pleins et ce n’est que le 22 avril que Nivelle ordonne de cesser l’offensive massive. Et il faudra attendre le 24 octobre, 6 longs mois donc, pour que la bataille du Chemin des Dames se termine. 

C’est l’échec le plus effroyable de l’Armée française durant la 1ere guerre mondiale. Aucune percée décisive, aucune avancée significative mais une monstrueuse boucherie inutile. 200 000 morts, 400 000 blessés côté français et autant du côté allemand. 

Notre petit village de Morangis, 300 habitants à l’époque, a aussi été touché par cette terrible bataille. Le 29 avril, au Bois des Buttes, près de la Ville aux Bois dans l’Aisne, Charles Boilleau était tué dans les combats. Il était né 24 ans plus tôt à Morangis. Il avait du laisser ses parents et amis pour rejoindre le 31eme régiment d’infanterie où il était sergent. Le 2 septembre c’était Auguste Létang soldat de première classe au 76eme régiment d’infanterie, décoré de la Croix de guerre qui succombait à Guyancourt suite aux blessures reçues sur le champ de bataille, non loin de Craonne. Il était, lui aussi un enfant de Morangis, âgé de 30 ans. Auguste était charretier et laissait Rosalie qu’il avait épousée 4 ans plus tôt et leur jeune fils Maurice. 
Emile Legendre caporal lui aussi été tué cette année là.

Emile Legendre, Auguste Létang, Charles Boilleau à qui nous rendons hommage ainsi qu’aux 10 autres Morangissois qui ont perdu la vie au cours de la grande guerre et dont nous lirons les noms écrits pour l’éternité sur le monument aux morts. 

13 Morangissois qui font partie du sinistre bilan 9 millions de morts, 6 millions d’invalides, aveugles, gazés, amputés… 

Pendant des décennies le roman national a glorifié le courage des soldats, magnifié les batailles, honoré les chefs. Il a trop caché les souffrances, les exaspérations, les désirs de paix.

Les historiens, les œuvres littéraires et cinématographiques, depuis quelques années nous montrent le courage et l’abnégation des soldats mais aussi les fraternisations sur le front, les mutilations volontaires, les fusillés pour l’exemple, les gueules cassées, les retours difficiles dans une société qui avait continué à évoluer loin des horreurs du front. Tous ces évènements, tous ces comportements ont leur place dans notre mémoire collective. 

Alors, on ne peut passer sous silence que l’année 1917 est aussi marquée par les mutineries qui ont touché, cette année là toutes les armées engagées dans le conflit. Les conditions de vie dans les tranchées, les assauts répétés, mal préparés, inutiles et meurtriers, la guerre qui dure et qui devient incompréhensible, l’incompréhension de ceux qui vivent presque normalement à l’arrière, les planqués… autant de faits qui poussent des soldats qui se sont battus avec courage à réagir par des refus collectifs d’obéir. Mais aucun de ces mouvements n’a eu lieu en première ligne 

Les acteurs de ces mutineries, les condamnés, les fusillés doivent aussi être associés à nos commémorations et la chanson de Craonne, chanson contestataire des combattants y a toute sa place :

Adieu la vie, adieu l’amour,
Adieu toutes les femmes
C’est bien fini, c’est pour toujours 
De cette guerre infâme
C’est à Craonne, sur le plateau 
Qu’on doit laisser sa peau 
Car nous sommes tous condamnés
Nous sommes les sacrifiés

Après la signature de l’armistice que nous commémorons aujourd’hui ceux qui étaient revenus de l’enfer n’avaient plus qu’une formule « plus jamais ça !». Ils étaient pacifistes et pour autant patriotes. Ils ne célébraient pas la Nation victorieuse mais les citoyens morts pour la patrie et l’espoir de paix. 

En souvenir d’eux, rappelons que la Paix est notre bien le plus précieux ! 

Pour rendre hommage aux vies fauchées, aux corps désarticulés, aux amours brisés, d’il y a cent ans…
Dans le monde d’aujourd’hui perturbé, plein de doutes, souvent violent, où les va t en guerre de toutes espèces ne cessent de souffler sur les braises de la haine, réaffirmons le patriotisme pacifique des soldats de la grande guerre, réaffirmons notre confiance dans les valeurs de la République. 

 

2016

Mesdames et Messieurs les anciens combattants
Messieurs les porte-drapeaux,
Mesdames, Messieurs,
Et surtout vous les jeunes, jeunes sapeurs pompiers, jeunes citoyens et les enfants de nos écoles 

Comme chaque année, nous nous retrouvons devant le monument aux morts non seulement pour commémorer la fin d'une guerre et rendre hommage à ses victimes mais pour fêter une victoire, la victoire de la liberté sur la barbarie.
Il y a 71 ans, le 8 mai mettait fin, en Europe, à 6 années d'une guerre terrible. Mais à travers le monde, la seconde guerre mondiale continuait à dérouler ses horreurs pour ne finir que le 2 septembre après l'explosion des bombes nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki.

Devant ce monument aux morts, nous devons nous souvenir combien cette guerre monstrueuse arracha de vies humaines, sur les champs de bataille, sous les bombardements, dans les camps de concentration et d'extermination.
Plus de 60 millions de morts sur tous les continents et combien de souffrances !
Et toutes ces horreurs, tous ces drames à cause d'une idéologie, le nazisme, idéologie aussi immonde qu'inhumaine qui avec la complicité des semeurs de haine, des chantres du racisme et de la xénophobie, des prophètes de la violence s'était abattue sur le monde pour le mettre à sa botte.

En ce jour, nous perpétuons le souvenir de toutes les victimes de cette tragédie.

En ce jour, nous rendons hommage à ceux qui ont agi et combattu pour lutter contre le nazisme.
Nous rendons hommage à ceux qui n'ont pas accepté l'armistice de 1940 et ont eu le courage de rejoindre le général de Gaulle.
Nous rendons hommage à ceux qui ont eu le courage de s'engager dans la résistance, de rejoindre le maquis et ont participé à la libération de notre pays.
Nous rendons hommage à ceux qui se sont engagés après la libération pour poursuivre le combat, au-delà de nos frontières, alors que dans notre pays, doucement la vie reprenait son cours Nous rendons hommage, à ces justes qui, au péril de leur vie, ont protégé et sauvé des juifs pourchassés pour être exterminés par les autorités allemandes et celles de l'Etat français.

Dans la France troublée des années de guerre, ce sont ces Français là, qui au côté de Charles De Gaulle, Jean Moulin, Pierre Brossolette, Germaine Tillion, Lucie Aubrac… ont démontré leur patriotisme. Anonymes ou célèbres, ils étaient relativement peu nombreux mais ils sont l'honneur de notre pays. Tous des patriotes, qui en défendant la France, fiers de leur patrie, servaient une cause qui la dépassait, défendaient des valeurs universelles.

Des dizaines de millions de victimes, des vies anéanties, des souffrances indescriptibles,
Des milliers d'anonymes qui ont continué le combat, qui ont entretenu la flamme en consentant des sacrifices inouïs.
Cette cérémonie que nous célébrons ensemble est bien évidemment d'abord la leur !

Mais méditons cette pensée du résistant Pierre Brossolette « Ce que nos morts attendent de nous, ce n'est pas un sanglot mais un élan »
Oui, le rappel des souffrances des générations qui nous ont précédés doit baliser le chemin de nos réflexions et le sens de notre action.
Oui, nous devons nous pencher sur l'histoire et en tirer des leçons car l'histoire est pour un peuple ce que la conscience est pour un homme.
Alors, Il faut rappeler que c'est légalement par les urnes qu'Hitler et le nazisme sont arrivés au pouvoir et qu'ainsi a pu se développer un régime basé sur le racisme, la xénophobie, le refus des droits de l'être humain.

Il faut rappeler que dans la période de crise des années 30, le refus de l'autre, l'antisémitisme se sont développés dans nombre de pays d'Europe y compris dans le nôtre, la patrie des droits de l'homme contribuant ainsi aux drames de la seconde guerre mondiale.

Aujourd'hui, dans une autre période de crise économique et morale, nos sociétés de liberté sont attaquées au nom d'une idéologie qui s'apparente au nazisme. Le terrorisme a frappé sauvagement et durement notre pays et fait de nombreuses victimes à travers le monde.

Alors, en ce jour de la commémoration de la victoire des valeurs de la Démocratie et des droits de l'homme sur la xénophobie et le racisme, sachons tirer des leçons de l'histoire ! 

Rappelons sans cesse que les extrémismes de toutes sortes, aussi bien politiques que religieux, que les dictateurs, les partisans d'une intolérance exacerbée à toutes les époques, ont toujours profité de la misère sociale, du désarroi, de la peur pour désigner des boucs émissaires et engager leur œuvre de destruction.

Et rappelons aussi que c'est, à l'initiative du Conseil national de la résistance, sur un ordre social plus juste, sur une solidarité plus grande, sur une République réaffirmée que notre pays s'est relevé, reconstruit, s'est projeté dans l'avenir.

Aujourd'hui encore, face au terrorisme des fanatiques religieux, face à un système qui génère des inégalités toujours plus grandes qui produit de la misère et de l'exclusion, pour lutter contre les troubles de l'époque et préparer un avenir heureux, nous avons besoin de patriotisme.
Et être patriote en 2016 comme en 1940, c'est se montrer fidèle à la France issue de la Révolution, à la France porteuse des valeurs universelles des Droits de l'homme, fier de notre pays mais attentif aux autres, fier de nos racines mais accueillants pour toutes les cultures, fier de nos valeurs républicaines et fier de les partager.
Montrons nous fidèles à ceux qui ont fait la victoire du 8 mai 1945, en affirmant haut et fort notre idéal républicain et en agissant chacun, dans nos responsabilités respectives, en tout endroit de nos vies, qu'elles soient professionnelles, sociales et même familiales pour en réaliser concrètement les promesses.

 - Plus de liberté
 - Plus d'égalité
 - Plus de fraternité
Voilà les combats qu'ensemble nous devons mener pour que tous nos enfants puissent s'épanouir dans un univers de respect mutuel, de tolérance, de fraternité et de paix.

2015

Vous le constatez, le message des déportés, ceux qui ont le plus souffert de la barbarie nazie est d'abord un message d'avenir.

Oui, il est de notre devoir de rendre hommage à ces millions d'hommes, de femmes, d'enfants déportés dans les camps de concentration et d'extermination, parce qu'ils étaient juifs, roms, homosexuels, handicapés mentaux, opposants politiques et y ont subi les pires atrocités.

Oui, nous devons célébrer les héros de ces camps de la mort qui ont su résister à la déshumanisation imposée par les barbares et ont su maintenir la dignité humaine, y produisant même des œuvres artistiques illustrations d'une humanité sauvegardée. A cet instant, on peut, comme un symbole, penser à Germaine Tillion, qui le 27 mai prochain entrera au Panthéon.

Mais, les associations de déportés, nous le disent, la meilleure façon d'honorer les victimes de la déportation et leurs sacrifices c'est « d'agir pour que le respect de la dignité humaine, la solidarité et la liberté triomphent à nouveau »…

Il y a 70 ans, c'est dans un monde pourtant civilisé, que la barbarie s'est développée, sur fond de racisme, d'antisémitisme, de xénophobie, elle a entrainé des hommes et des femmes à commettre les actes les plus abjects… Il y a eu, dans l'histoire de l'humanité, y compris depuis la deuxième guerre mondiale de nombreux massacres, des génocides, des purifications ethniques et on peut penser notamment au génocide arménien dont nous commémorons les 100 ans. Nous ne sommes et ne serons jamais à l'abri de telles dérives. 
En 1940, dans notre pays, celui des Droits de l'Homme, certains se disant patriotes, bons français, dénonçaient les juifs, ceux qui les cachaient, ceux qui résistaient. Se faisant ils se montraient les acteurs ou les complices du terrible drame que nous commémorons aujourd'hui. 

D'autres, attachés aux valeurs humaines, aux valeurs de notre République… au risque de leur vie, se battaient, résistaient, venaient en aide à ceux qui étaient traqués. Ils nous montrent la voie.
Aujourd'hui, dans un monde troublé, soyons tous bien conscients de notre responsabilité.
Si comme en 1945, les forces de la vie triompheront des ténèbres, c'est parce que chacun de nous aura refusé tous les racismes, toutes les discriminations, toutes les politiques basées sur le rejet et l'exclusion. C'est parce qu'ensemble, nous aurons agi pour faire vivre partout et à chaque instant la fraternité 

La guerre est gagnée! 
Voici la Victoire!  
C'est la Victoire des Nations Unies et c'est la Victoire de la France! 

Voilà ce que disait le Général de Gaulle dans son message radiodiffusé le 8 mai 1945. 
Mesdames et Messieurs les anciens combattants 
Messieurs les porte-drapeaux, 
Mesdames, Messieurs, 
Et surtout vous les jeunes sapeurs pompiers et les enfants de nos écoles 

Aujourd'hui, 70 ans après, nous ne commémorons pas un armistice, nous fêtons une victoire ! Non pas la victoire d'une Nation contre une autre, d'un peuple contre un autre mais la victoire sur l'oppression, la barbarie et la terreur, dans lesquelles une idéologie, le nazisme, avait plongé l'Europe et le monde. 

70 ans c'est loin ! mais finalement pas tant que ça. Cette guerre, la 2ème guerre mondiale, vos arrière-grands parents l'ont vécue et ici autour de ce monument aux morts il y a des hommes et des femmes qui ont participé à ces évènements. 

Le 8 mai 1945 marque, en Europe, la fin d'un long cauchemar. Il faudra encore quelques mois de combats dans le Pacifique et 2 bombes nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki pour que le 2 septembre 1945 s'achève l'une des plus grandes tragédies de l'histoire. 60 millions d'hommes, de femmes, d'enfants issus de tous les continents sacrifiés, des crimes contre l'humanité perpétrés notamment dans les camps d'extermination, le génocide de 6 millions de juifs. 

70 ans après, nous perpétuons le souvenir de ces victimes civiles et militaires, 

victimes des champs de bataille, victimes des camps de concentration et d'extermination, victimes des bombardements, victimes des exactions les plus horribles… 

70 ans après, nous rendons hommage aux héros connus ou inconnus de cette page de l'histoire mondiale. 

Que cette cérémonie, nous rappelle que des âmes d'exception, partout en France et à l'étranger se sont élevées contre l'inacceptable. 
Parmi ceux-ci, bien sûr le Général de Gaulle, Jean Moulin, Pierre Brossolette, Wiston Churchill mais aussi tant d'autres dont l'histoire n'a pas retenu les noms. 
Parmi eux, des Morangissois, à qui nous rendons hommage aujourd'hui et ceux dont nous lirons les noms dans quelques instants, parce qu'ils ont donné leur vie en combattant pour la liberté. 
Des gens simples qui ont agi selon leurs convictions, leur cœur, leurs valeurs pour continuer le combat, résister, protéger les juifs et tous ceux qui étaient persécutés. Ils n'étaient pas les plus nombreux mais ils sont la gloire de la France.  

Ce sont ces patriotes qui ont fait honneur à notre pays, alors que l'Etat Français plongeait dans la pire des idéologies. Des patriotes fiers de notre République qui défendaient des valeurs universelles. 

C'est ce patriotisme qu'il faut opposer au nationalisme  
Ce nationalisme replié sur lui-même derrière ses frontières qui exalte un passé mythique et se défie de toutes les autres nations, ce nationalisme qui fait de l'étranger un bouc émissaire ce nationalisme qui se fonde sur une identité qui rejette l'universalité. Ce nationalisme qui a failli détruire l'Europe.  

70 ans après, nous devons tirer les leçons de cette tragédie. 

Il faut rappeler qu'à la fin des années 30, c'est dans un monde pourtant civilisé bien que troublé, que la barbarie s'est développée, sur fond de racisme, d'antisémitisme, de rejet des étrangers, et qu'elle a entrainé des hommes et des femmes à commettre les actes les plus abjects… 

Alors qu'aujourd'hui, le monde ne va pas bien, sachons retenir les leçons du passé et nous montrer dignes de ceux qui ont péri lors de la seconde guerre mondiale. Sachons nous montrer patriotes, fiers de notre pays mais attentif aux autres, fiers de nos racines mais accueillants pour toutes les cultures, fiers de nos valeurs républicaines et fiers de les partager. Dans une France qui souffre au lieu de se barricader derrière des frontières aléatoires et de ressasser le passé choisissons l'espoir construit sur nos valeurs, celles de la République. 

La Liberté si chèrement reconquise en 1945, la Liberté qui permet l'épanouissement de tous 

L'Egalité toujours plus fragile mais dont il faut rappeler qu'elle a permis à notre pays de se relever à la libération sur la base du programme du Conseil national de la Résistance. L'égalité indispensable pour bien vivre ensemble. 

La Fraternité. Combien il en a fallu de la fraternité pour reconstruire après cette terrible guerre l'amitié Franco allemande dont notre jumelage avec Plaidt est une des illustrations. Et comme il en fallu de la fraternité pour construire une Europe qui rassemble aujourd'hui sous la même bannière des peuples et des nations hier déchirés les protégeant des affres de la guerre depuis 70 ans. 

La Fraternité restée trop longtemps en retrait dans notre devise républicaine mais qui donne tout son sens à l'idéal républicain.  

Pour préparer un avenir plus juste, plus agréable pour tous, ensemble nous devons, comme l'ont fait nos ainés relever le défi en nous appuyant sur les valeurs qui font notre identité des valeurs qui ont soutenu les combats de ceux à qui nous rendons hommage aujourd'hui, les valeurs qui nous rassemblent, les valeurs de la République 

Mesdames et Messieurs
Chers amis Morangissois
Et surtout vous les jeunes sapeurs et pompiers et les enfants de nos écoles qui sont venus nombreux accompagnés par leurs enseignants, que je remercie.

Nous voici donc réunis, Morangissois de toutes les générations, de tous les quartiers, de toutes origines pour commémorer la fin de la Grande guerre. L'une des plus terribles qu'il fut infligé aux hommes de traverser.

Les adjectifs, les superlatifs ne seront jamais assez forts pour décrire cette tragédie qui a atteint les sommets de l'horreur. Mais il suffit peut-être de dire qu'il s'agissait d'une guerre et qu'une guerre quel que soit le continent sur lequel elle se déroule, quels que soient ses belligérants, qu'une guerre c'est toujours des drames, du sang, des pleurs… Des vies, des espoirs, des amours brisés.
1914-1918, 4 ans de douleurs et de souffrances, plus de 9 millions de morts, 6 millions de blessés marqués à jamais dans leur chaire, là, chez nous, au cœur de l'Europe dans un monde civilisé, moderne, Il y a 100 ans. 

Nous ne parlons pas d'un autre monde, nous ne parlons pas d'un autre temps.

Il y a 100 ans en 1915, Le monde en guerre, à l'ouest, c'est la tranchée. Du front, les soldats racontent la violence, mais aussi le vide, l'attente qui englue le temps. Tenir une tranchée, c'est y rester nuit et jour dans la boue, le froid, au milieu de la vermine, des rats engraissés de chair humaine et des poux gavés de sang de soldat. Entre l'arrivée de la soupe et celle du courrier, il faut tuer le temps à défaut de tuer des ennemis. On façonne des objets souvent à partir des matériaux fournis par la guerre : douilles d'obus, casques ennemis, bois d'étais...  
Etre dans la tranchée est horrible, en sortir est pire. Or l'année 1915 est celle des offensives : en Champagne, en Artois, dans les Vosges... 
Le bilan de l'année 1915 est effrayant : 112000 hommes tombés en Artois pour une avancée du front de 4 kilomètres et, en Champagne, 182 000 victimes pour un gain de 5 kilomètres, c'est-à-dire 36 poilus sacrifiés par mètre gagné.
Parmi les victimes de cette année 1915, sur le front, Jules Buisson, Albert Manceau, Eugène Picot, Eugène Leroux, 4 Morangissois qui s'ajoutent aux 4 autres tombés l'année précédente et qui seront rejoints dans cette liste funèbre par d' autres jeunes de notre petite commune qui, alors, ne comptait que 300 habitants. Au total 13 des nôtres auxquels nous rendons hommage comme nous rendrons hommage aux morts de toutes les guerres aujourd'hui et dont nous égrènerons les noms gravés sur la pierre froide de notre monument aux morts.

Mais l'humanisme survit à toutes les horreurs : la tranchée, c'est aussi la camaraderie, la constitution d'une classe sociale qui les mélange toutes et regroupe ceux qui sont allés au feu. L'arrière, aveuglé par la propagande et par l'esprit de l'Union sacrée, qui empêchent tout débat public sur la conduite de la guerre, ne comprend pas pourquoi une vaste offensive ne la termine pas en quelques semaines. 

1915, une autre tranchée se creuse, entre le pays qui reprend le cours de la vie et les soldats qui suivent celui de la mort.
Il n'est pas étonnant que la chair à canon se révolte : quand ils sont renvoyés au feu plus souvent qu'à leur tour, des soldats refusent d'obéir. Sur les 600 fusillés de l'armée française entre 1914 et 1918, 400 sont passés par les armes avant la fin de 1915. Et il faut la protestation en tribune d'un député, en décembre 1915, pour que l'on cesse les exécutions sommaires et les simulacres de cours martiales. 80 ans de silence sur ces fusillés pour l'exemple et une réhabilitation encore trop partielle. 
1915 ce sont aussi les réfugiés qui ont quitté la Belgique et les plaines du Nord. Ils ont fui les combats et les atrocités et cherchent un endroit où simplement pouvoir vivre. On les accueille ici avec compassion et fraternité là plus froidement parfois one les appelle les « Boches du Nord ». 
En France, à la fin du conflit, ils sont près de 325 000 venus de Belgique et 2 millions des départements français occupés. 

1915, le début de cette guerre aussi incompréhensible que tragique.
Une guerre comme toutes celles qui touchent notre monde d'aujourd'hui et qui ne peuvent nous laisser insensibles. 
Des hommes, des femmes, des enfants souffrent comme nos arrière grands-parents souffraient il y a 100 ans, 
Des hommes des femmes des enfants fuient les combats et cherchent un refuge que nous devons leur accorder comme le firent nos arrières grands parents il y a 100 ans. 
Des femmes, des hommes, des enfants souffrent comme cela ne devrait plus être possible 100 ans plus tard. 

La paix est la plus grande de nos richesses, il nous revient collectivement jusqu'au bout de nos volontés de la sauvegarder. Et quand il n'a pas été possible de la garantir, il faut rassembler tout ce que l'on a de force de conviction et de fraternité pour que les ennemis d'aujourd'hui soient les amis de demain.

Dès 1915, paraissait à la fois en Hongrie et en Angleterre, un appel aux diplomates à l'initiative de Ludwig Zamenhof . Il écrivait ;
« Une guerre effroyable s'est maintenant saisie de presque toute l'Europe. Lorsque prendra fin cette boucherie de masse qui déshonore si profondément le monde civilisé, les diplomates se réuniront et s'efforceront de remettre de l'ordre dans les relations entre les peuples. C'est vers vous les futurs coordinateurs que je me tourne… »
« Messieurs les diplomates Après l'effroyable guerre exterminatrice qui a abaissé l'humanité plus bas que les bêtes les plus sauvages.
L'Europe attend de vous la Paix. Elle n'attend pas qu'une pacification mais une paix permanente la seule qui soit digne d'une race humaine civilisée. Mais souvenez vous, souvenez vous, souvenez vous, que le seul moyen d'atteindre une telle paix est d'éliminer pour toujours la cause des guerres, séquelle barbare du temps le plus antique ayant précédé la civilisation la domination de certains peuples sur d'autres peuples »

En 1918, les gouvernants n'ont pas su éliminer ces causes de la guerre et les conditions de la paix portaient en elles mêmes les ferments de la guerre suivante. 
Et ce malgré l'engagement largement majoritaire des combattants de 14-18 pour la Paix.

Ces commémorations du 11 novembre 1918 sont utiles, elles nous permettent de rendre hommage à ceux qui se sont battus, ont souffert, sont morts
Elles nous permettent de nous souvenir 
Elles doivent nous permettre de tirer les leçons du passé.
Même dans un monde civilisé, la paix est toujours fragile. Il nous revient à tous d'agir pour la garantir. 

Nous pouvons tous faire œuvre de mémoire.

Nous pouvons tous faire preuve de fraternité.

Cette belle valeur de fraternité qui devrait nous faire considérer qu'un humain d'où qu'il vienne, parce qu'il est simplement humain comme notre meilleur ami.

Ensemble pour rendre hommage aux morts de 14-18 comme aux morts de toutes les guerres, oeuvrons pour la paix. 

Mesdames, Messieurs, 

Notre soirée des vœux a lieu, vous le savez, dans un contexte particulier. 
Après les drames qui se sont succédés cette semaine, fallait-il l'organiser? Fallait-il en maintenir la partie festive ? 
Nous nous sommes beaucoup interrogés, et nous avons choisi de continuer de vivre normalement. 
D'autres ont fait d'autres choix, tout aussi compréhensibles, tout aussi respectables Nous, nous avons pensé que la meilleure réponse à donner à ceux qui veulent terroriser la République c'était de leur dire qu'ils n'avaient pas gagné, qu'ils ne gagneraient pas ! et que la meilleure preuve en était notre volonté de vivre et notre unité. 
Pour autant cela ne veut pas dire que nous ne pensons pas à ceux qui sont tombés sous les balles des terroristes, les blessés qui souffrent, les 17 qui ont perdu la vie, tous, du plus célèbre au plus anonyme, et qui sont rassemblés à tout jamais dans notre conscience collective. 
Nos pensées vont à leurs familles, à leurs collègues, à leurs amis. Elles vont aussi ainsi que nos remerciements aux Forces de l'ordre.
En la mémoire des victimes, je vous invite à une minute de silence

Je vous remercie

Cette véritable exécution politique est un acte terrible qui crée une immense émotion dans notre pays et bien au-delà dans le monde entier. Nous l'avons tous compris, c'est la démocratie qui est en danger. Une immense émotion donc mais aussi une formidable mobilisation populaire qui s'est développée spontanément et dont on ne peut encore mesurer les effets. Souhaitons qu'elle génère une nouvelle ère de la démocratie.
Depuis 4 jours beaucoup a été dit,
Ce soir, je voudrais simplement partager avec vous mes chers concitoyens quelques considérations qui sont celles du Maire attaché au bien vivre ensemble de la Commune dont il a la charge.
C'est notre République qui est attaquée dans deux de ces fondements les plus importants.
La République c'est d'abord la Liberté, toutes nos libertés celles dont on ne mesure vraiment l'importance que quand on veut nous en priver! 
Mercredi, les terroristes suppôts d'une idéologie totalitaire, fasciste, ont attaqué deux de nos libertés fondamentales la liberté de pensée et la liberté d'expression. Ils ont réduit au silence par la mort ceux qui avaient eu le courage depuis des années de refuser de céder à l'intimidation. 
Notre réaction doit démontrer tout notre attachement à ces libertés, notamment en protégeant et en soutenant tous ceux qui perpétueront l'action de Charlie Hebdo. Il faut le rappeler avec force, dans notre République, dans le respect des lois qui protègent des excès, on peut penser ce que l'on veut et on peut rire de tout ! 
Notre République c'est aussi la laïcité. 
La laïcité qui nous a permis de sortir des guerres de religions, 
La laïcité qui permet à des athées, des libres-penseurs, des agnostiques, des juifs, des chrétiens, des musulmans, des bouddhistes, des Sikhs et tant d'autres encore… de vivre ensemble, d'étudier sur les bancs des mêmes écoles, d'avoir les mêmes droits et les mêmes devoirs.
La laïcité qui assure la liberté des cultes 
La laïcité qui permet à chacun de croire en des religions différentes ou de ne pas croire et pourtant de vivre ensemble faisant de nos différences des richesses qui profitent à tous.
C'est ce modèle de tolérance que tous les fondamentalistes religieux détestent. 
C'est ce modèle que nous devons chacun et tous ensemble faire vivre au quotidien. 

Notre République est attaquée, il faut la défendre !
La République c'est un régime qui a fait ses preuves, qui a permis à notre pays de se relever des pires difficultés
C'est un régime moderne et efficace pour bien vivre, dans un Monde où le repli sur soi, la compétition permanente et généralisée, la soumission aux plus forts et aux dogmes de tous genres ne cessent de gagner du terrain et de faire tant de dégâts.  
Notre République, il nous faut la défendre avec fermeté contre les attaques qui viennent de l'extérieur notamment de ceux qui sous couvert d'Islam ont déclaré la guerre aux démocraties. 
Mais il faut aussi la protéger de ce qui pourrait l'effriter de l'intérieur veillons à éviter le piège qui nous est tendu. Veillons à ce que pour défendre la République, nous ne touchions trop aux libertés, qu'en croyant défendre la démocratie ou sous prétexte de la défendre certains ne tombent dans le rejet et l'exclusion. Ils deviendraient alors les complices de ceux qui veulent tuer la République.

Ce grand mouvement de concorde nationale générée par l'émotion, est un immense espoir mais il ne faut pas croire que tout va être simple dans les mois et les années à venir.
Il faudra que dans la durée, sur tous les terrains, nous restions unis sur l'essentiel, prêts à déployer tous les moyens nécessaires législatifs, humains, financiers et fins dans notre gestion de la cohésion sociale et de la diversité.  
Ainsi, C'est vrai ! La plupart des attentats commis dans le monde sont perpétrés au nom de l'Islam 
Mais ce qui est vrai aussi c'est que la très grande majorité des Musulmans sont des femmes et des hommes de Paix. Alors oui, il y a un problème avec ceux qui dans l'Islam tentent de construire par la violence un régime fasciste. Mais dans le même temps, il est inacceptable de se défier, de rejeter, d'exclure les Musulmans qui sont tout simplement des citoyens de notre pays. Ils n'ont rien à prouver, ils n'ont rien à renier, ils n'ont pas à sans cesse donner des gages de leur intégration. Ils sont nos concitoyens et ont les mêmes droits et les mêmes devoirs que nous tous.
Tous les racismes sont parmi les plus dangereux poisons pour La République 
Faire vivre et défendre notre République c'est notre responsabilité collective ! 
Il faut de la fermeté et des moyens pour démasquer et contrer tous les terroristes dans un cadre légal qui a déjà beaucoup évolué. Il faut de la conviction et de l'engagement de chacun pour combattre par l'argumentation les poisons qui se répandent insidieusement. Il faut aussi de la volonté politique et des moyens pour agir sur le champ de l'égalité afin de ne pas voir l'armée des terroristes se renforcer sur fond d'exclusion.
Il faut agir notamment dans les prisons, dans les mosquées. Il faut aussi agir dans le domaine de l'Education et de la Citoyenneté. Dans ces domaines, la Ville prendra toute sa part.  
La Ville éducatrice, c'est le thème de nos vœux cette année. Il n'y a pas de plus grande œuvre que l'instruction, l'enseignement, l'éducation qui permettent l'épanouissement de la personne ainsi que l'évolution des sociétés. C'est l'absence d'éducation qui facilite la propagation de tous les obscurantismes. 
L'éducation, notre équipe a décidé d'en faire l'une de ses priorités pour les 5 ans à venir. Il ne s'agit pas seulement de répondre aux besoins de travaux et d'entretien dans les écoles. Bien sûr, qu'il faut repeindre, réparer, mieux nettoyer, et dans le contexte plus sécuriser. 
Mais la tâche principale est d'une autre importance, avec l'école et des enseignants dont je connais pour la plupart la vocation et la détermination. Avec l'école donc, en complément de l'école, nous devons agir pour permettre l'épanouissement et donc l'émancipation de tous les enfants, notamment par le sport et les activités artistiques. Nous avons cette responsabilité de faire émerger tous les talents, toutes les capacités pour que tous les petits Morangissois accèdent à la connaissance, à la culture, à la pensée libre et responsable. 
Nous le ferons notamment dans le cadre des nouveaux rythmes scolaires, cette réforme qui a fait tant parler mais qui est en train de s'imposer partout où on a voulu s'en saisir pour :
 - Améliorer l'organisation et la qualité du temps à l'école afin que les enfants puissent, au mieux, profiter de l'enseignement dispensé par leurs professeurs. 
 - Agir dans le cadre des activités périscolaires afin de développer l'accès de tous les enfants aux activités sportives et artistiques - Développer avec l'école des projets citoyens, des actions culturelles, des projets solidaires, où toutes les compétences, toutes les capacités se mêlent, se renforcent, s'ajoutent afin que chaque enfant soit acteur, fier de ce qu'il est, et fier de ses réussites. 
Nous renforcerons et diversifierons les outils relevant des nouvelles technologies afin que tous les élèves puissent progresser dans la connaissance de ces outils et dans leur utilisation réfléchie. Mais l'éducation, l'enseignement c'est tout au long de la vie. 
Avec l'arrivée d'un nouveau responsable jeunesse, nous allons développer et coordonner toutes les initiatives à destination des jeunes Morangissois.
Au-delà, pour nous tous, quel que soit notre âge, nous souhaitons , renforcer les occasions de mieux comprendre ce monde de plus en plus complexe. 
Nous mettrons en œuvre des cycles de réflexion sur les grands sujets d'aujourd'hui, accessibles à tous et animés par des intervenants compétents dans les domaines de l'économie, des sciences sociales, des religions …
J'ai pour habitude de citer la phrase de Nelson Mandela que nous avons affichée sur le fronton du pôle éducatif qui porte son nom.
« L'Education est l'arme la plus puissante qu'on puisse utiliser pour changer le monde »
Elle est aujourd'hui plus que jamais d'actualité !

En complément de l'éducation, la citoyenneté !  
La République ne peut vivre que si les citoyens exercent leur pouvoir de citoyen. Beaucoup trop renoncent, lassés par la politique, inquiets de l'avenir, parfois se sentant dépassés par la complexité du monde. Si le chacun pour soi, l'individualisme triomphent c'est la République qui perd, minée de l'intérieur.
L'élan populaire que nous constatons aujourd'hui est l'élément positif de cette semaine dramatique. Je forme le vœu qu'il puisse se traduire dans une citoyenneté renouvelée. 
Etre citoyen c'est s'engager pour la vie de la cité et nous devons faire en sorte que les possibilités de participation citoyenne soient plus nombreuses, plus accessibles, plus concrètes. Avec l'équipe municipale, nous engagerons une nouvelle phase de développement des instances de démocratie participative, à l'image du travail en cours sur le schéma de circulation ou de l'observatoire des engagements que nous relancerons au mois de février.
Etre citoyen c'est aussi se tenir informé et participer au débat démocratique. Je voudrais vous inciter à suivre ces recommandations de Pierre Mendes France : « Si ce que vous entendez dire ici ce soir vous paraît bon, vous devez le répéter, le répandre autour de vous ; et si cela vous paraît mauvais, vous avez le devoir dans vos commentaires demain, au travail, à l'usine, dans la rue, au café de combattre les idées qui vous paraissent dangereuses. Mais vous ne devez rester ni neutres, ni étrangers, ni indifférents car il s'agit finalement du bien ou du malheur de tous » 

Si nous sommes tous citoyens, notre République vivra

Chers amis,
ce soir j'aurais voulu vous parler davantage de notre Commune, des enjeux, des incertitudes et des contraintes auxquelles nous aurons à faire face au cours de la nouvelle année J'aurais voulu vous parler de cette incertitude sur l'intercommunalité à laquelle nous appartiendrons en janvier 2016 et vous dire comment avec les Maires de nos 5 Villes et avec le Président Reda nous portons le projet du Grand Orly afin que notre territoire et ses habitants s'intègrent dans un projet d'avenir sur le plan de l'emploi, du développement économique, des transports J'aurais également voulu vous parler de cette réduction trop lourde et beaucoup trop rapide des dotations de l'Etat aux collectivités territoriales et notamment aux Communes qui ont commencé dès cette année. En 2017, notre budget de fonctionnement sera amputé d'au moins 10%. Ce qui nous qui conduira à faire des choix. Des choix qui doivent être pertinents non pas simplement au regard de la bonne gestion mais aussi pour dégager les moyens de répondre localement aux grands enjeux de notre temps. 
Mais, nous aurons l'occasion d'en reparler pendant les réunions de quartier de février, le vote du budget entre mars et avril

L'année 2015 commence donc sur une tonalité dramatique mais pour autant, je ne crois pas qu'il faille renoncer à nous souhaiter une bonne année. 
C'est une merveilleuse tradition qui nous invite à présenter nos vœux de bonheur et de santé à tous ceux qui nous entourent, nos amis, comme nos concurrents. 
Ce soir, je voudrais souhaiter une bonne année à nos employés communaux. Ils sont en première ligne de l'action pour tous les Morangissois, ils sont les premiers à essuyer les critiques et les reproches. Je veux vous dire merci pour votre dévouement et votre engagement.
Ces mots s'adressent également aux agents de la CALPE car l'agglo exerce maintenant en lieu et place de la Commune nombre de compétences qui touchent à notre quotidien. Ces transferts de compétence permettent de gérer des activités à l'échelle optimale pour être plus efficace, à un moindre coût. Des domaines que les élus communaux suivent cependant avec attention pour veiller à la bonne prise en compte des attentes des Morangissois.
Une bonne année aux membres du Conseil municipal. Vous êtes tous, dans la majorité ou dans l'opposition, des personnes engagées qui donnez du temps et de l'énergie pour le Morangissois. Je souhaite que cette année soit une année de débats intenses comme d'habitude mais sereins et respectueux des personnes. Mes amis de la majorité, je souhaite que vous restiez comme vous êtes exigeants, impliqués, que nos débats soient toujours aussi animés afin que nos décisions soient toujours plus réfléchies.

Permettez moi aussi de souhaiter publiquement une bonne année à celles et ceux qui me sont proches, dans le travail ou dans l'amitié, parfois dans les deux. Ils font souvent preuve d'une grande patience pour m'écouter. Ils savent trouver les mots qui font réfléchir, qui encouragent, qui motivent. 
Je veux associer à ces remerciements mes filles Adeline, Mathilde et Mélissi qui ont toujours su, elles aussi, être présentes au bon moment. Je veux encore leur dire la fierté qui est la mienne quand je les vois toutes les trois, chacune dans son environnement, s'engager, agir concrètement, débattre avec passion. 
Bonne année à tous nos services publics.
Bonne année, à chacun de vous et à vous tous, les Morangissois qui prenez tellement de place dans ma vie mais qui me donnez toujours envie d'agir concrètement pour être attentif à chacun et faciliter la vie de tous.
Enfin et peut être surtout je forme le vœu que cette année voit se renforcer cette unité nationale qui s'exprimera dans la marche de demain à Paris. Je souhaite que nous soyons le plus nombreux possible à participer à cet évènement qui marquera l'histoire de notre République. Je souhaite que cet élan populaire se poursuive et nous conduise vers une nouvelle ère de notre République dans laquelle chacun sera libre et en capacité d'exprimer tous ses talents pour le bien être de tous.
Bonne année et Vive la République !

2014

Mesdames et Messieurs les anciens combattants, Messieurs les porte-drapeaux Mesdames, Messieurs et vous les jeunes sapeurs pompiers et les enfants de nos écoles,

Morangissois de toutes les générations, nous sommes rassemblés aujourd'hui pour fêter le 69ème anniversaire de la Victoire. 
Victoire sur le Nazisme, 
victoire du monde civilisé sur la barbarie, 
victoire du monde libre 
Victoire attendue avec tant d'impatience par tous les peuples opprimés, livrés à la sauvagerie.

Le 8 mai 1945 marque la fin d'un long cauchemar, la fin d'une des plus grandes tragédies de l'histoire.

Au nom d'une idéologie faite de haine et d'intolérance, construite sur le mensonge, la peur, la cruauté, fondée sur la négation absolue de la dignité humaine, près de 60 millions d'hommes, de femmes et d'enfants, issus de tous les continents ont été sacrifiés ; des villes entièrement rasées n'étaient plus que des noms sur une carte, les bombardements, les arrestations, les déportations, la faim, la peur étaient le quotidien.

Le 8 mai 1945 c'est la fin de ce temps de la crainte et l'aboutissement du temps de l'espoir. 

Le 8 mai 1945, si Morangis comme notre Pays étaient libérés de l'occupation nazie, depuis plusieurs mois, 
c'était la fête parce qu'un père, un frère, un fils, un ami, prisonnier depuis 5 longues années allait bientôt rentré, 
C'était la fête parce que les soldats et notamment les jeunes volontaires qui avaient poursuivi le combat de l'autre côté du Rhin jusqu'à la capitulation du IIIème Reich allaient revenir 

C'était la fête... mais c'était aussi le recueillement en pensant à tous ceux qui ne reviendraient jamais, déportés, fusillés, tués dans les bombardements ou au combat.

Cette guerre a eu ses monstres et ses bourreaux, elle a eu également ses héros connus ou anonymes. Le 8 mai nous permet de rendre hommage à ces héros.

Au Général de Gaulle d'abord qui le premier a réveillé les consciences par son fameux appel du 18 juin 1940, c'est lui qui a permis à la France et à ses soldats d'être présents aux côtés des alliés dans toutes les batailles jusqu'à recevoir la capitulation de l'Allemagne nazie, et a ainsi permis à notre Pays de peser dans le concert des Nations.

Le 8 mai nous permet de rendre hommage à tous ces anonymes qui sauvèrent des milliers d'enfants juifs de l'extermination en les cachant, en leur procurant de faux papiers, en les faisant passer en pays neutres. 

Le 8 mai nous permet de rendre hommage à toutes ces femmes et tous ces hommes épris de liberté et de justice qui se sont engagés dans la Résistance ou ont rejoint les maquis. Issus de tous les milieux, de toutes les origines, venus d'horizons politiques divers, ils ont su se fédérer autour d'un idéal commun : refuser de se soumettre à l'occupant et lutter de toutes leurs forces pour que notre pays recouvre sa liberté. 

Le 8 mai nous permet aussi de revenir sur l'histoire 

Il faut rappeler que dans la période de crise des années 30, le refus de l'autre, l'antisémitisme se sont développés dans nombre de pays d'Europe y compris dans le nôtre, la patrie des droits de l'homme. 

Il faut rappeler que c'est légalement par les urnes qu'Hitler et le nazisme sont arrivés au pouvoir et qu'ainsi a pu se développer un régime basé sur le racisme, la xénophobie, le refus des droits de l'être humain.

Il faut rappeler que c'est ainsi que toute cette tragédie a commencé 

Hors, aujourd'hui, dans une autre période de crise économique et morale, presque partout en Europe et singulièrement dans notre pays, des partis extrémistes qui remettent en cause les valeurs de démocratie et de tolérance progressent dans les consultations électorales. 
L'étranger est de plus en plus le bouc émissaire innocent d'une société attaquée de toute part par la dictature des marchés financiers, la prééminence de l'argent roi, le chacun pour soi. 

Alors, en ce jour de la commémoration de la victoire des valeurs de la Démocratie et des droits de l'homme sur la xénophobie et le racisme, N'oublions pas les leçons de l'histoire ! 

Rappelons nous aussi que c'est en se fondant sur la solidarité entre tous que notre pays a pu se relever, se reconstruire, se projeter dans l'avenir. 

Rappelons qu'à partir du programme du Conseil national de la Résistance, un ordre social plus juste s'est imposé à la libération et nous a permis de mieux vivre ensemble dans le respect de chacun. 

Rappelons Comment grâce à la volonté des pères fondateurs, les peuples et les nations d'Europe hier déchirés, sont aujourd'hui rassemblés sous la même bannière protégés depuis 69 ans des affres de la guerre. Car si notre Europe n'est pas exempte de critiques sur le plan de ses politiques économiques ou de son fonctionnement, il faut d'abord souligner qu'elle nous apporte cette richesse inestimable qui est de vivre en paix. 
Et les évènements qui se déroulent actuellement en Ukraine à la frontière de notre Europe nous démontrent comment la Paix n'est jamais définitivement acquise et comment Jean Monnet , Robert Schuman, Alcide de Gasperi, Joseph Bech, Konrad Adenauer et tant d'autres visionnaires ... ont eu raison de construire cette Europe et comment nous aurions tort de la démolir. L'an prochain nous fêterons le 70ème anniversaire de la victoire. Au regard de ce que cet anniversaire recouvre de leçons pour notre monde aujourd'hui, je vous fais la proposition que toutes générations confondues nous travaillons dès maintenant ensemble pour faire du 8 mai 2015 un temps fort de la vie de notre Commune. 

En ce jour de commémoration de la victoire des valeurs de la République et de la démocratie sur la barbarie, le racisme et l'antisémitisme méditons cette pensée du résistant héroïque que fut Pierre Brossolette « Ce que nos morts attendent de nous, ce n'est pas un sanglot mais un élan » 
 

Mesdames et messieurs les anciens combattants et leurs porte-drapeaux,
Mes chers concitoyens,
Mesdames et Messieurs,
Mesdemoiselles et Messieurs les jeunes sapeurs pompiers,
Et vous les enfants de nos écoles, 
Nous voici à nouveau réunis, Morangissois de tous les quartiers, de toutes les générations, de toutes les origines. Nous venons, comme chaque année depuis 96 ans, au fil des générations, commémorer l'armistice du 11 novembre 1918, rendre hommage à ceux des nôtres, Morangissois comme nous, qui ont perdu la vie sur les champs de bataille de celle qu'on nomme la grande guerre et rappeler que la Paix est notre bien le plus précieux.

Le 11eme jour, du 11ème mois à la 11ème de heure de cette année 1918, au moment où le clairon sonnait le « cessez le feu » sur les champs de bataille, au moment où dans toutes les villes et les villages le son des cloches des églises annonçait La nouvelle, même chez les vainqueurs, plus que la joie et le triomphe c'est le soulagement qui prédominait. Et très vite, parmi les combattants 3 mots s'imposèrent « Plus jamais ça ». 

4 années terribles s'achevaient, 4 années, de souffrances, de terreurs, de douleurs, de morts. Rappelons leur terrible bilan : plus de 9 millions de morts, 3 millions de veuves, 6 millions d'orphelins, des millions et des millions de vies brisées y compris chez les survivants, blessés à tout jamais dans leur chaire et dans leur être, des régions d'Europe dévastées, et des économies exsangues. A Morangis, dans notre petit village qui ne comprenait alors que 300 habitants, si on se réjouissait, on pleurait aussi la mort de 12 jeunes hommes. Des pères, des maris, des frères, des fils, l'instituteur qui avaient tout laissé et ne sont jamais revenus. D'eux, ils ne restent aujourd'hui que les noms inscrits sur la pierre de ce monument et que nous égrènerons toute à l'heure avec la complicité d'élèves d'une classe de CM2 de l'école Moreau. Pour eux, nos 12 concitoyens, il reste cet hommage annuel que nous leur devons bien. Cette commémoration revêt une dimension encore plus forte cette année, puisqu'il y a cent ans, le 1er aout 1914, avait retenti le tocsin annonçant la mobilisation générale qui avait fait basculer l'Europe et le monde dans le plus terrible conflit que l'humanité ait connu jusqu'alors. Nul n'imaginait encore qu'il ouvrait un siècle marqué par le retour de la barbarie et l'inhumanité au sein même de la civilisation européenne. 

Durant une grande partie du 20ème siècle, la majorité des publications concernant la guerre de 14 décrivaient les faits d'armes, les tactiques, l'enchaînement des évènements… Mais, depuis une vingtaine d'années, on redécouvre les témoignages de souffrances, la peur, l'odeur des cadavres, le bruit des obus, la boue fétide, la vermine... On approche de plus prêt les atrocités et tout ce qui fut longtemps caché, les fusillés pour l'exemple, le drame des gueules cassées, le difficile retour à la vie quotidienne des combattants, les fraternisations entre ennemis sur le champ de bataille. La réalité de cette guerre n'a presque plus de secret et elle nous interpelle.  

Alors, au-delà de l'hommage que nous devons à ces poilus qui pour la plupart ne se faisaient aucune illusion sur le fondement réel du conflit mais qui n'en accomplirent pas moins leur devoir avec un courage surhumain, 100 ans plus tard, il nous faut encore et toujours chercher à comprendre, à tirer les leçons de l'histoire. C'est à la fois nous montrer fidèles à leur mémoire et à leur volonté de paix et nous préserver de pareil désastre Rappelons que de chaque côté, il y avait des Femmes et des Hommes de paix qui alertaient contre le danger de cette guerre. Parmi elles, en Autriche, La Baronne von Suttner, première femme à obtenir le prix Nobel de la paix en 1906, en France, Jean Jaurès…

Jean Jaurès dans son discours du quartier de Vaise à Lyon, le 25 juillet 1914, 6 jours avant son assassinat qui déclarait « Eh bien ! Citoyens dans l'obscurité qui nous environne, dans l'incertitude profonde où nous sommes de ce que sera demain, je ne veux prononcer aucune parole téméraire, j'espère encore malgré tout qu'en raison même de l'énormité du désastre dont nous sommes menacés, à la dernière minute, les gouvernements se ressaisiront et que nous n'aurons pas à frémir d'horreur à la pensée du cataclysme qu'entraînerait aujourd'hui pour les hommes une guerre européenne… Songez à ce que serait le désastre pour l'Europe : ce ne serait plus, comme dans les Balkans une armée de 300 000 hommes, mais 4, 5 et 6 armées de 2 millions d'hommes. Quel massacre, quelles ruines, quelle barbarie ! Et voilà pourquoi, quand la nuée de l'orage est déjà sur nous, voilà pourquoi je veux espérer encore que le crime ne sera pas consommé… » Il en appelait à la mobilisation des hommes et des femmes de tous les pays concernés afin qu'ils s'unissent pour « écarter le terrible cauchemar ». On sait ce qu'il advint et comment, un attentat à Sarajevo, l'engrenage des alliances mais surtout des intérêts politiques et économiques convergents sur la base d'un nationalisme grandissant allait nier le danger, aveugler les citoyens et les précipiter dans l'horreur.

Certes c'est l'histoire d'un autre siècle mais d'un siècle qui était aussi civilisé que le nôtre et qui a sombré à plusieurs reprises dans la sauvagerie. 
Aujourd'hui, le monde va mal, l'horreur reste toujours l'horreur de Verdun à Kobané. D'Alep à Donetsk et de Gaza au Mali, au Soudan et en Ethiopie, les innombrables brasiers allumés sur la planète ont certes tous leurs raisons spécifiques et leurs drames singuliers mais ils nous rappellent qu'au 21ème siècle, la guerre est toujours là « fauchant les vies, massacrant les espérances et hantant nos existences ».
Plus que jamais, Rappelons donc que la Paix est notre bien le plus précieux et que nous sommes tous responsables pour la protéger. 
Repoussons les nationalismes qui sèment la haine et la violence, refusons d'insister sur tout ce qui sépare et divise, opposons nous aux va-t-en guerre de tous genres. Sachons réunir les ennemis car il n'en est pas d'irréconciliables, soutenons les hommes et les femmes de paix, défendons un patriotisme ouvert dans lequel fier de notre pays, nous nous tournons vers les autres pour le progrès de tous. 

En ce 96ème anniversaire de l'armistice, en hommage à ceux qui ont donné leur vie, en hommage à ceux qui ont souffert pendant la grande guerre, je vous invite à un porter un message, un message de Paix. 

2013

Aujourd'hui, comme chaque année, en ce dernier dimanche d'avril, nous rappelons l'horreur.  

L'horreur, que les armées alliées avaient découverte, en ouvrant les portes des camps de concentration et d'extermination, outils de la barbarie que le régime Nazi avait perpétrée au nom d'une idéologie inacceptable. 

Ces camps, Auschwitz, Birkenau, Bergen-Belsen, Mauthausen, Buchenwald, Dachau, Ravensbrück, Le Struthoff, triste énumération , ces camps dont chacun a en mémoire les images insoutenables, de cadavres vivants, de charniers...  

Six millions d'enfants, de femmes et d'hommes, juifs, roms, homosexuels, opposants politiques, handicapés... de toutes origines, dépossédés de tout y ont connu l'enfer, l'innommable. 

Nous sommes réunis ce matin pour leur rendre hommage. Et le meilleur hommage que nous puissions leur rendre c'est de ne pas oublier leur souffrance, leur terreur, les humiliations.  

Ne pas oublier tous ceux qui dans ce contexte de haine ont su préserver la dignité humaine. 

Ne pas oublier non plus comment cette barbarie sur fond de crise économique, sociale et politique a pu s'installer dans une Europe pourtant civilisée.  
Il faut en effet rappeler que c'est au nom de gouvernements que les rafles et les déportations ont été engagées. 

Il faut rappeler aussi qu'en France, ce n'est pas que l'occupant qui a procédé à ces rafles et que des centaines de milliers de français ou d'immigrés installés dans notre pays en ont été déportés par les forces de l'ordre de l'Etat Français dans le but d'être exterminés et parfois même sous les applaudissements de leurs voisins.  

Depuis quelques années cette réalité, notre pays l'assume, au plus haut niveau de ses autorités. C'est une réalité qui doit nous faire réfléchir. 

Réfléchir, sur les causes qui ont engendré l'inconcevable, l'impensable.  

Et, en cet instant, je voudrais vous dire mon inquiétude.  

Nous vivons une époque troublée marquée par une crise économique très grave, une crise qui voit les inégalités progresser sans cesse et qui se propage dans un climat où la légitimité des instances politiques est plus que jamais mise en cause. 

Une époque qui est également marquée par des actes antisémites et racistes en forte augmentation, par des attaques homophobes qui se développent et des discriminations toujours plus nombreuses. 

Face à cette situation, plus que jamais nous devons faire preuve de rigueur morale, d'esprit de responsabilité et ne pas oublier les enseignements de l'histoire. 

Face aux dérives et à leurs dangers, le chemin est connu, c'est LA République, notre République laïque.  
Celle qui nous permet de vivre ensemble au-delà de nos différences, celle qui nous réunit avec les mêmes droits et les mêmes devoirs, celle qui privilégie ce qui nous rassemble à ce qui nous sépare. 

C'est à chacun de nous dans nos responsabilités respectives, en tout endroit de nos vies, qu'elles soient professionnelles, sociales et même familiales de faire vivre la République. 

D'abord rappeler et faire partager les valeurs 
et je suis heureux que le Ministre de l'Education nationale ait décidé la mise en place d'un enseignement de la morale laïque dès l'école primaire. 

Ensuite faire respecter les règles, les lois et l'autorité. 
Enfin agir pour toujours plus de respect, d'égalité et de solidarité 
Liberté, égalité, fraternité depuis plus deux siècles c'est ce triptyque qui soude notre pays, qui lui permet de faire face à toutes les épreuves, c'est encore celui qui doit éclairer notre engagement collectif. 

Mesdames et Messieurs, en ce jour où nous nous retrouvons pour commémorer la mémoire de ces femmes, de ces hommes et de ces enfants dont la souffrance n'aura eu d'égale que la barbarie de leurs bourreaux, inspirons nous de leur force, de leur dignité, faisons vivre leur mémoire ...  

C'est notre devoir collectif, notre devoir envers ces millions de victimes bien évidement mais aussi notre devoir envers les générations futures qui après nous porteront la flamme du vivre ensemble, du respect et de la tolérance. 

Mesdames et Messieurs
Chers Morangissoises et Morangissois
Messieurs les Porte drapeaux

Ce matin, tous réunis devant le monument aux morts, nous fêtons une victoire ! 
Non pas la victoire d'une nation contre une autre, d'un peuple contre un autre mais la victoire de l'humanité sur l'oppression, la barbarie et la terreur dans lesquelles une idéologie avait plongé l'Europe et le Monde durant plusieurs années.

Le 8 mai 1945, la plus grande tragédie de l'histoire humaine prenait fin sur un bilan sans précédent ... 60 millions de morts et parmi eux je veux souligner le caractère unique de l'extermination de 6 millions de juifs, de roms, d'opposants politiques, de malades mentaux ou d'homosexuels dans les camps de la mort. Ces camps de la honte qui furent le résultat d'une idéologique, flattant les plus bas instincts, basée sur la haine raciale, la négation de l'individu et de ses droits fondamentaux.

Dans ce bilan d'une guerre qui impliqua un nombre considérable de pays, où l'Europe, l'Afrique, l'Asie, l'Océanie furent déchirées par des combats intenses et meurtriers, on pourrait aussi évoquer la souffrance des prisonniers de guerre, l'asservissement de civils confrontés aux menaces et aux privations, les villes bombardées rayées de la carte... 

Terribles signatures de la Guerre !
Face à ces tragédies, nous ne disposons d'aucun vaccin définitif mais nous avons un traitement au long court ; l'instruction, la mémoire, l'apprentissage respectueux de notre passé.

Il faut rappeler que dans un contexte de crise économique et morale, des peuples se sont tournés vers une idéologie nauséabonde et qu'en France, la patrie des Droits de l'Homme certains ont participé aux rafles, ont dénoncé juifs et résistants.  

Mais il faut rappeler aussi que des âmes d'exception, partout en France et à l'étranger se sont élevés contre l'inacceptable. Parmi ceux-ci, le Général de Gaulle, Jean Moulin, Pierre Brossolette auxquels nous devons tant, mais aussi tant d'autres dont l'histoire n'a pas retenu les noms, maquisards, résistants, engagés volontaires, combattants de la France libre...

Parmi eux, des Morangissois, à qui nous rendons hommage aujourd'hui et dont nous lirons les noms dans quelques instants, parce qu'ils ont donné leur vie en combattant pour la liberté.

Des gens simples qui ont agi selon leurs convictions, leur coeur ou leurs valeurs pour continuer le combat, résister, protéger tous ceux qui étaient persécutés. Ils étaient des patriotes fiers de leur pays mais attentifs aux autres, fiers de leurs racines mais accueillant pour toutes les cultures, fiers de leurs valeurs républicaines et fiers de les partager.

Ce sont ces patriotes qui ont fait honneur à notre pays alors que l'Etat Français plongeait dans un nationalisme étriqué et destructeur. 
Il faut rappeler encore, au lendemain de cette tragédie, tous ceux qui se sont mobilisés pour relever le pays sur les bases du programme du Conseil national de la Résistance. Un programme fondé sur plus de justice et plus de solidarité 
Pensons enfin à tous ceux qui ont oeuvré pour la construction de l'Europe.
Oui L'Europe parce qu'elle se souvient d'où elle vient et de l'abattoir qu'elle a été et parce qu'un Allemand sait ce qu'est Oradour-sur-Glane, parce qu'un Anglais a entendu parler du bombardement de Hambourg, parce que l'histoire s'est transmise, l'Europe depuis soixante huit ans nous assure le bonheur de vivre en paix.

Mais, nous le savons tous, le penchant de l'homme pour la violence et pour la guerre doit nous inciter à la prudence.

Aujourd'hui, dans des conditions similaires de pauvreté, d'exclusion, de désarroi, le danger pourrait réapparaître...

Les représentants d'idéologies néfastes sont malheureusement toujours actifs. Face aux dérives et à leurs dangers, nous devons tous agir dans nos responsabilités respectives, en tout endroit de nos vies, qu'elles soient professionnelles, sociales et même familiales. Agir pour que nos enfants puissent toujours vivre libres et s'épanouir dans un univers de respect mutuel, de tolérance de fraternité et de paix. 

Monsieur le Vice-Président du Conseil général
Monsieur le Commissaire de Police,
Madame le Capitaine, Chef du Centre de Secours,
Mesdames et Messieurs les Maires-Adjoints et Conseillers Municipaux, Chers Collègues,
Mesdames et Messieurs les Présidents et Représentants des Associations locales d'Anciens Combattants, 
Messieurs les porte-drapeaux,
Mesdames, Messieurs, Chers Amis Morangissois,
Et tout particulièrement les plus jeunes vous les jeunes sapeurs pompiers du centre de secours de Savigny-Morangis et les enfants de nos écoles...

Bientôt 100 ans, oui bientôt un siècle que la Première guerre mondiale dont ce matin nous commémorons le cessez le feu débutait. Et nous sommes pourtant à nouveau réunis, Morangissois de toutes les générations pour commémorer un évènement majeur de l'histoire de notre nation mais aussi rendre hommage à ceux des nôtres qui ont perdu la vie au cours de cette terrible guerre. 

Ils s'appelaient Charles, Félix, Alfred, Justin, Henri, Emile, Auguste Albert, Eugène, Marcel, ils étaient Journaliers, charretiers, employés à la compagnie des eaux. Parmi eux il y avait l'instituteur du village. Ils étaient soudainement devenus artilleurs, fantassins, brancardiers et avaient terminé leur vie dans l'enfer des champs de bataille.

Il y a 95 ans, au milieu des cris de joie qui accompagnaient la fin des combats il y avait aussi les pleurs de tous ceux qui avaient perdu un fils, un père, un mari, un frère, un ami.

A Morangis, dans notre petit village, la trentaine d'écoliers pensaient sans doute à Alfred Dessain, leur instituteur, tué à l'âge de 35 ans. Anna Marie pleurait son mari Henri Gigoust tué au combat en août 14, à peine un an après leurs noces.
Les 300 habitants rendaient hommage à ces 12 Morangissois, nos concitoyens, dont nous égrènerons avec respect et émotion les noms à jamais gravés sur la pierre froide du monument au mort. 

Un hommage que nous leur devons un hommage que nous perpétuons au fil des années pour toutes les victimes de la grande guerre

Terrible guerre ! 8 millions de morts, 20 millions de blessés de part et d'autre de la ligne de front.
Parmi les témoignages cette lettre d'un poilu Eugène à sa femme Léonie dont je voudrais vous lire un extrait

Le 30 mai 1917

Léonie chérie
J'ai confié cette dernière lettre à des mains amies en espérant qu'elle t'arrive un jour afin que tu saches la vérité et parce que je veux aujourd'hui témoigner de l'horreur de cette guerre. 

Quand nous sommes arrivés ici, la plaine était magnifique. Aujourd'hui, les rives de l'Aisne ressemblent au pays de la mort. La terre est bouleversée, brûlée. Le paysage n'est plus que champ de ruines. Nous sommes dans les tranchées de première ligne. En plus des balles, des bombes, des barbelés, c'est la guerre des mines avec la perspective de sauter à tout moment. Nous sommes sales, nos frusques sont en lambeaux. Nous pataugeons dans la boue, une boue de glaise, épaisse, collante dont il est impossible de se débarrasser. Les tranchées s'écroulent sous les obus et mettent à jour des corps, des ossements et des crânes, l'odeur est pestilentielle. 
Tout manque : l'eau, les latrines, la soupe. Nous sommes mal ravitaillés, la galetouse est bien vide ! Un seul repas de nuit et qui arrive froid à cause de la longueur des boyaux à parcourir. Nous n'avons même plus de sèches pour nous réconforter parfois encore un peu de jus et une rasade de casse-pattes pour nous réchauffer.
Nous partons au combat l'épingle à chapeau au fusil. Il est difficile de se mouvoir, coiffés d'un casque en tôle d'acier lourd et incommode mais qui protège des ricochets et encombrés de tout l'attirail contre les gaz asphyxiants. Nous avons participé à des offensives à outrance qui ont toutes échoué sur des montagnes de cadavres. Ces incessants combats nous ont laissé exténués et désespérés. Les malheureux estropiés que le monde va regarder d'un air dédaigneux à leur retour, auront-ils seulement droit à la petite croix de guerre pour les dédommager d'un bras, d'une jambe en moins? Cette guerre nous apparaît à tous comme une infâme et inutile boucherie. 

Eugène ton mari qui t'aime tant 

Un siècle après, cette guerre est toujours bien présente dans notre inconscient collectif. Elle inspire nombre d'oeuvres littéraires et cinématographiques. Le dernier Goncourt vient en compléter la longue liste.
Qu'elles soient écrites d'un côté ou de l'autre du front les auteurs décrivent tous : la souffrance physique poussée à son paroxysme, les corps cassés désarticulés, la blessure espérée comme un billet de retour, cette fraternité dans la souffrance entre des hommes martyrisés qui, lors de leurs permissions, n'arrivent même plus à exprimer ce qu'ils vivent sur le front, car les gens de l'arrière sont incapables de comprendre ce qui arrive. 
Ces oeuvres évoquent aussi ce qui fut longtemps occulté les mutilations volontaires, les fusillés pour l'exemple ou encore les fraternisations entre ennemis, le difficile retour à la vie de ceux qui avaient côtoyé l'enfer, de ceux qui revenaient estropiés, défigurés, gazés, nous donnant ainsi une connaissance plus juste de ce terrible génocide de toute une jeunesse. 

Que peut-on attendre, que peut-on apprendre de ces cérémonies du centenaire qui débutent?
Que la Paix est notre bien le plus précieux 

Qu'il ne faut jamais humilier les vaincus car on sait que de cette folie, de ce gâchis, de cette bêtise, alors que tous les combattants croyaient que c'était la der des der, de la soif de revanche d'une Allemagne humiliée naîtra, deux décennies plus tard, un autre conflit mondial

Qu'il y a toujours de l'espoir et qu'il n'est pas d'ennemis qui soient irréconciliables et que les hommes et les femmes de paix doivent en tout lieu et en tout temps être encouragés et soutenus. 

Qu'il faut défendre un patriotisme ouvert dans lequel fier de notre pays, fier de nos valeurs nous nous tournons vers les autres pour le progrès de tous et refuser un nationalisme étriqué qui exclut, qui rejette et ne sème que de la haine et de la violence

Qu'en se penchant sur notre passé, nous trouverons les forces qui nous permettrons de construire un avenir meilleur 

A nous tous d'agir pour participer à construire un monde délivré de la violence et combattre au quotidien tout ce qui divise notre société : l'indifférence, l'individualisme, le racisme, la xénophobie et l'intolérance. Ce sont des plaies d'aujourd'hui et des ferments de haine pour demain. 

Faisons en sorte que cette immense aspiration à la Paix des Morangissois, réunis il y a 95 ans comme nous aujourd'hui, soit le guide de notre engagement au quotidien pour qu'ensemble nous profitions à jamais du bonheur de vivre en Paix. 

Mesdames, Messieurs, 

Notre soirée des vœux a lieu, vous le savez, dans un contexte particulier. 
Après les drames qui se sont succédés cette semaine, fallait-il l'organiser? Fallait-il en maintenir la partie festive ? 
Nous nous sommes beaucoup interrogés, et nous avons choisi de continuer de vivre normalement. 
D'autres ont fait d'autres choix, tout aussi compréhensibles, tout aussi respectables Nous, nous avons pensé que la meilleure réponse à donner à ceux qui veulent terroriser la République c'était de leur dire qu'ils n'avaient pas gagné, qu'ils ne gagneraient pas ! et que la meilleure preuve en était notre volonté de vivre et notre unité. 
Pour autant cela ne veut pas dire que nous ne pensons pas à ceux qui sont tombés sous les balles des terroristes, les blessés qui souffrent, les 17 qui ont perdu la vie, tous, du plus célèbre au plus anonyme, et qui sont rassemblés à tout jamais dans notre conscience collective. 
Nos pensées vont à leurs familles, à leurs collègues, à leurs amis. Elles vont aussi ainsi que nos remerciements aux Forces de l'ordre.
En la mémoire des victimes, je vous invite à une minute de silence

Je vous remercie

Cette véritable exécution politique est un acte terrible qui crée une immense émotion dans notre pays et bien au-delà dans le monde entier. Nous l'avons tous compris, c'est la démocratie qui est en danger. Une immense émotion donc mais aussi une formidable mobilisation populaire qui s'est développée spontanément et dont on ne peut encore mesurer les effets. Souhaitons qu'elle génère une nouvelle ère de la démocratie.
Depuis 4 jours beaucoup a été dit,
Ce soir, je voudrais simplement partager avec vous mes chers concitoyens quelques considérations qui sont celles du Maire attaché au bien vivre ensemble de la Commune dont il a la charge.
C'est notre République qui est attaquée dans deux de ces fondements les plus importants.
La République c'est d'abord la Liberté, toutes nos libertés celles dont on ne mesure vraiment l'importance que quand on veut nous en priver! 
Mercredi, les terroristes suppôts d'une idéologie totalitaire, fasciste, ont attaqué deux de nos libertés fondamentales la liberté de pensée et la liberté d'expression. Ils ont réduit au silence par la mort ceux qui avaient eu le courage depuis des années de refuser de céder à l'intimidation. 
Notre réaction doit démontrer tout notre attachement à ces libertés, notamment en protégeant et en soutenant tous ceux qui perpétueront l'action de Charlie Hebdo. Il faut le rappeler avec force, dans notre République, dans le respect des lois qui protègent des excès, on peut penser ce que l'on veut et on peut rire de tout ! 
Notre République c'est aussi la laïcité. 
La laïcité qui nous a permis de sortir des guerres de religions, 
La laïcité qui permet à des athées, des libres-penseurs, des agnostiques, des juifs, des chrétiens, des musulmans, des bouddhistes, des Sikhs et tant d'autres encore… de vivre ensemble, d'étudier sur les bancs des mêmes écoles, d'avoir les mêmes droits et les mêmes devoirs.
La laïcité qui assure la liberté des cultes 
La laïcité qui permet à chacun de croire en des religions différentes ou de ne pas croire et pourtant de vivre ensemble faisant de nos différences des richesses qui profitent à tous.
C'est ce modèle de tolérance que tous les fondamentalistes religieux détestent. 
C'est ce modèle que nous devons chacun et tous ensemble faire vivre au quotidien. 

Notre République est attaquée, il faut la défendre !
La République c'est un régime qui a fait ses preuves, qui a permis à notre pays de se relever des pires difficultés
C'est un régime moderne et efficace pour bien vivre, dans un Monde où le repli sur soi, la compétition permanente et généralisée, la soumission aux plus forts et aux dogmes de tous genres ne cessent de gagner du terrain et de faire tant de dégâts.  
Notre République, il nous faut la défendre avec fermeté contre les attaques qui viennent de l'extérieur notamment de ceux qui sous couvert d'Islam ont déclaré la guerre aux démocraties. 
Mais il faut aussi la protéger de ce qui pourrait l'effriter de l'intérieur veillons à éviter le piège qui nous est tendu. Veillons à ce que pour défendre la République, nous ne touchions trop aux libertés, qu'en croyant défendre la démocratie ou sous prétexte de la défendre certains ne tombent dans le rejet et l'exclusion. Ils deviendraient alors les complices de ceux qui veulent tuer la République.

Ce grand mouvement de concorde nationale générée par l'émotion, est un immense espoir mais il ne faut pas croire que tout va être simple dans les mois et les années à venir.
Il faudra que dans la durée, sur tous les terrains, nous restions unis sur l'essentiel, prêts à déployer tous les moyens nécessaires législatifs, humains, financiers et fins dans notre gestion de la cohésion sociale et de la diversité.  
Ainsi, C'est vrai ! La plupart des attentats commis dans le monde sont perpétrés au nom de l'Islam 
Mais ce qui est vrai aussi c'est que la très grande majorité des Musulmans sont des femmes et des hommes de Paix. Alors oui, il y a un problème avec ceux qui dans l'Islam tentent de construire par la violence un régime fasciste. Mais dans le même temps, il est inacceptable de se défier, de rejeter, d'exclure les Musulmans qui sont tout simplement des citoyens de notre pays. Ils n'ont rien à prouver, ils n'ont rien à renier, ils n'ont pas à sans cesse donner des gages de leur intégration. Ils sont nos concitoyens et ont les mêmes droits et les mêmes devoirs que nous tous.
Tous les racismes sont parmi les plus dangereux poisons pour La République 
Faire vivre et défendre notre République c'est notre responsabilité collective ! 
Il faut de la fermeté et des moyens pour démasquer et contrer tous les terroristes dans un cadre légal qui a déjà beaucoup évolué. Il faut de la conviction et de l'engagement de chacun pour combattre par l'argumentation les poisons qui se répandent insidieusement. Il faut aussi de la volonté politique et des moyens pour agir sur le champ de l'égalité afin de ne pas voir l'armée des terroristes se renforcer sur fond d'exclusion.
Il faut agir notamment dans les prisons, dans les mosquées. Il faut aussi agir dans le domaine de l'Education et de la Citoyenneté. Dans ces domaines, la Ville prendra toute sa part.  
La Ville éducatrice, c'est le thème de nos vœux cette année. Il n'y a pas de plus grande œuvre que l'instruction, l'enseignement, l'éducation qui permettent l'épanouissement de la personne ainsi que l'évolution des sociétés. C'est l'absence d'éducation qui facilite la propagation de tous les obscurantismes. 
L'éducation, notre équipe a décidé d'en faire l'une de ses priorités pour les 5 ans à venir. Il ne s'agit pas seulement de répondre aux besoins de travaux et d'entretien dans les écoles. Bien sûr, qu'il faut repeindre, réparer, mieux nettoyer, et dans le contexte plus sécuriser. 
Mais la tâche principale est d'une autre importance, avec l'école et des enseignants dont je connais pour la plupart la vocation et la détermination. Avec l'école donc, en complément de l'école, nous devons agir pour permettre l'épanouissement et donc l'émancipation de tous les enfants, notamment par le sport et les activités artistiques. Nous avons cette responsabilité de faire émerger tous les talents, toutes les capacités pour que tous les petits Morangissois accèdent à la connaissance, à la culture, à la pensée libre et responsable. 
Nous le ferons notamment dans le cadre des nouveaux rythmes scolaires, cette réforme qui a fait tant parler mais qui est en train de s'imposer partout où on a voulu s'en saisir pour :
 - Améliorer l'organisation et la qualité du temps à l'école afin que les enfants puissent, au mieux, profiter de l'enseignement dispensé par leurs professeurs. 
 - Agir dans le cadre des activités périscolaires afin de développer l'accès de tous les enfants aux activités sportives et artistiques - Développer avec l'école des projets citoyens, des actions culturelles, des projets solidaires, où toutes les compétences, toutes les capacités se mêlent, se renforcent, s'ajoutent afin que chaque enfant soit acteur, fier de ce qu'il est, et fier de ses réussites. 
Nous renforcerons et diversifierons les outils relevant des nouvelles technologies afin que tous les élèves puissent progresser dans la connaissance de ces outils et dans leur utilisation réfléchie. Mais l'éducation, l'enseignement c'est tout au long de la vie. 
Avec l'arrivée d'un nouveau responsable jeunesse, nous allons développer et coordonner toutes les initiatives à destination des jeunes Morangissois.
Au-delà, pour nous tous, quel que soit notre âge, nous souhaitons , renforcer les occasions de mieux comprendre ce monde de plus en plus complexe. 
Nous mettrons en œuvre des cycles de réflexion sur les grands sujets d'aujourd'hui, accessibles à tous et animés par des intervenants compétents dans les domaines de l'économie, des sciences sociales, des religions …
J'ai pour habitude de citer la phrase de Nelson Mandela que nous avons affichée sur le fronton du pôle éducatif qui porte son nom.
« L'Education est l'arme la plus puissante qu'on puisse utiliser pour changer le monde »
Elle est aujourd'hui plus que jamais d'actualité !

En complément de l'éducation, la citoyenneté !  
La République ne peut vivre que si les citoyens exercent leur pouvoir de citoyen. Beaucoup trop renoncent, lassés par la politique, inquiets de l'avenir, parfois se sentant dépassés par la complexité du monde. Si le chacun pour soi, l'individualisme triomphent c'est la République qui perd, minée de l'intérieur.
L'élan populaire que nous constatons aujourd'hui est l'élément positif de cette semaine dramatique. Je forme le vœu qu'il puisse se traduire dans une citoyenneté renouvelée. 
Etre citoyen c'est s'engager pour la vie de la cité et nous devons faire en sorte que les possibilités de participation citoyenne soient plus nombreuses, plus accessibles, plus concrètes. Avec l'équipe municipale, nous engagerons une nouvelle phase de développement des instances de démocratie participative, à l'image du travail en cours sur le schéma de circulation ou de l'observatoire des engagements que nous relancerons au mois de février.
Etre citoyen c'est aussi se tenir informé et participer au débat démocratique. Je voudrais vous inciter à suivre ces recommandations de Pierre Mendes France : « Si ce que vous entendez dire ici ce soir vous paraît bon, vous devez le répéter, le répandre autour de vous ; et si cela vous paraît mauvais, vous avez le devoir dans vos commentaires demain, au travail, à l'usine, dans la rue, au café de combattre les idées qui vous paraissent dangereuses. Mais vous ne devez rester ni neutres, ni étrangers, ni indifférents car il s'agit finalement du bien ou du malheur de tous » 

Si nous sommes tous citoyens, notre République vivra

Chers amis,
ce soir j'aurais voulu vous parler davantage de notre Commune, des enjeux, des incertitudes et des contraintes auxquelles nous aurons à faire face au cours de la nouvelle année J'aurais voulu vous parler de cette incertitude sur l'intercommunalité à laquelle nous appartiendrons en janvier 2016 et vous dire comment avec les Maires de nos 5 Villes et avec le Président Reda nous portons le projet du Grand Orly afin que notre territoire et ses habitants s'intègrent dans un projet d'avenir sur le plan de l'emploi, du développement économique, des transports J'aurais également voulu vous parler de cette réduction trop lourde et beaucoup trop rapide des dotations de l'Etat aux collectivités territoriales et notamment aux Communes qui ont commencé dès cette année. En 2017, notre budget de fonctionnement sera amputé d'au moins 10%. Ce qui nous qui conduira à faire des choix. Des choix qui doivent être pertinents non pas simplement au regard de la bonne gestion mais aussi pour dégager les moyens de répondre localement aux grands enjeux de notre temps. 
Mais, nous aurons l'occasion d'en reparler pendant les réunions de quartier de février, le vote du budget entre mars et avril

L'année 2015 commence donc sur une tonalité dramatique mais pour autant, je ne crois pas qu'il faille renoncer à nous souhaiter une bonne année. 
C'est une merveilleuse tradition qui nous invite à présenter nos vœux de bonheur et de santé à tous ceux qui nous entourent, nos amis, comme nos concurrents. 
Ce soir, je voudrais souhaiter une bonne année à nos employés communaux. Ils sont en première ligne de l'action pour tous les Morangissois, ils sont les premiers à essuyer les critiques et les reproches. Je veux vous dire merci pour votre dévouement et votre engagement.
Ces mots s'adressent également aux agents de la CALPE car l'agglo exerce maintenant en lieu et place de la Commune nombre de compétences qui touchent à notre quotidien. Ces transferts de compétence permettent de gérer des activités à l'échelle optimale pour être plus efficace, à un moindre coût. Des domaines que les élus communaux suivent cependant avec attention pour veiller à la bonne prise en compte des attentes des Morangissois.
Une bonne année aux membres du Conseil municipal. Vous êtes tous, dans la majorité ou dans l'opposition, des personnes engagées qui donnez du temps et de l'énergie pour le Morangissois. Je souhaite que cette année soit une année de débats intenses comme d'habitude mais sereins et respectueux des personnes. Mes amis de la majorité, je souhaite que vous restiez comme vous êtes exigeants, impliqués, que nos débats soient toujours aussi animés afin que nos décisions soient toujours plus réfléchies.

Permettez moi aussi de souhaiter publiquement une bonne année à celles et ceux qui me sont proches, dans le travail ou dans l'amitié, parfois dans les deux. Ils font souvent preuve d'une grande patience pour m'écouter. Ils savent trouver les mots qui font réfléchir, qui encouragent, qui motivent. 
Je veux associer à ces remerciements mes filles Adeline, Mathilde et Mélissi qui ont toujours su, elles aussi, être présentes au bon moment. Je veux encore leur dire la fierté qui est la mienne quand je les vois toutes les trois, chacune dans son environnement, s'engager, agir concrètement, débattre avec passion. 
Bonne année à tous nos services publics.
Bonne année, à chacun de vous et à vous tous, les Morangissois qui prenez tellement de place dans ma vie mais qui me donnez toujours envie d'agir concrètement pour être attentif à chacun et faciliter la vie de tous.
Enfin et peut être surtout je forme le vœu que cette année voit se renforcer cette unité nationale qui s'exprimera dans la marche de demain à Paris. Je souhaite que nous soyons le plus nombreux possible à participer à cet évènement qui marquera l'histoire de notre République. Je souhaite que cet élan populaire se poursuive et nous conduise vers une nouvelle ère de notre République dans laquelle chacun sera libre et en capacité d'exprimer tous ses talents pour le bien être de tous.
Bonne année et Vive la République !

2012

Mesdames, Messieurs, 

Depuis 1954, le dernier dimanche d'avril est devenu « Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation ». Cette journée a une double vocation.
D'une part, il s'agit d'évoquer le souvenir des souffrances et des tortures subies par les déportés dans les camps de concentration et d'extermination.
D'autre part, nous rendons hommage au courage et à l'héroïsme de ceux et de celles qui en furent les victimes.
Le sens de cette cérémonie est de rappeler à notre échelle le souvenir d'un drame hors de toute proportion.
Ce drame, tâche indélébile sur notre continent, il est difficile de l'évoquer, parce qu'il est difficile de trouver les mots justes pour décrire l'horreur, pour dire la douleur de celles et ceux qui ont vécu cette effroyable tragédie, de celles et de ceux qui n'en sont pas revenus, de celles et de ceux qui ont été marqués à jamais dans leur âme et dans leur chair par l'ignominie d'un système qui avait organisé scientifiquement la destructions d'êtres humains.

Evoquer le bilan chiffré de la déportation nous ferait passer à côté de l'essentiel, à côté de ces femmes, de ces hommes, de ces enfants stigmatisés, parqués, déportés, affamés, torturés, assassinés. Non pas 6 millions de morts mais 6 millions de fois un meurtre ! Et combien de millions d'humiliations, de blessures, de négations de la dignité humaine. Dans cette Europe des années 30, pourtant civilisée depuis si longtemps, il a suffi d'une crise économique et d'une crise morale pour qu'une idéologie basée sur l'exclusion, le racisme, la haine de l'étranger réveille la barbarie la plus monstrueuse. Une barbarie qui s'est attaquée avec la participation d'Etats et notamment de l'Etat français qui avait oublié les valeurs de la République aux Juifs, aux Roms, aux homosexuels, aux handicapés... boucs émissaires de la crise et à tous ceux opposants de tous bords qui osaient dire non à l'idéologie dominatrice.

Ainsi voit-on comment la civilisation peut glisser vers la barbarie et l'histoire l'a montré avec d'autres génocides, celui des arméniens ou plus récemment au Rwanda. Il est donc important de se souvenir et c'est le sens de ces cérémonies de se souvenir et d'enseigner l'histoire de ces tragédies pour qu'elles ne se reproduisent plus jamais.

Je voudrais d'ailleurs vous lire un extrait d'un discours prononcé par Madame Simone Veil :
"Mesdames, Messieurs, nous connaissons aujourd'hui les méfaits engendrés par les idéologies qui ont semé la désolation au siècle passé. Il faut du courage, je le sais bien, pour renverser les affabulations sur lesquelles se construisent les idéologies de haine. Mais, prenons garde, elles se répandent d'autant plus facilement qu'elles se passent de la vérité, qu'elles opèrent des simplifications afin de s'adresser à tous.
Aujourd'hui, il convient de mettre à bas toutes ces idéologies qui sont nourries de la haine de l'autre. Les nouvelles générations sont aussi vulnérables que celles du passé ; nous les avions crues immunisées par les leçons de leurs aînés et les leçons de l'histoire. En réalité, à chaque époque, de nouvelles sirènes endorment les consciences et attirent vers elles les esprits les plus désorientés et malheureux".

Je souhaite, pour conclure, m'adresser plus particulièrement aux jeunes générations, aux étudiants présents ce soir, parmi vous et les appeler à la plus grande vigilance. Nous sommes réunis, aujourd'hui, non seulement pour rappeler l'histoire de la Shoah, mais pour lutter contre l'intolérance, les discriminations, contre tous les racismes. Nous sommes réunis pour rappeler quelques vérités élémentaires mais fondamentales et qui ne doivent jamais tolérer aucune compromission. Nous sommes venus ici rappeler que ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous divise, pour choisir l'union des valeurs communes plutôt que l'affrontement des passions contraires. Nous sommes venus rappeler qu'un continent qui a été brisé, humilié, par une barbarie jamais égalée, peut se retrouver autour de quelques principes : la démocratie, le respect de la dignité humaine, les droits fondamentaux de la personne humaine.

Construire un monde dans lequel un nouvel Auschwitz ne soit plus possible dépend de chacun d'entre nous. Cela passe par l'éducation, un travail de chacun sur soi, et par une attention permanente portée à l'autre. Quand nous reconnaissons en l'autre quelque chose qui nous est commun, cela s'appelle la fraternité. Cela s'appelle l'humanité. Il nous appartient de veiller à ce que nos gouvernements et nos Institutions démocratiques en soient les garants.

Merci à tous ceux qui sont réunis aujourd'hui de nous donner ensemble l'occasion de le dire, le courage d'y croire, et la volonté de lutter".

C'est la conclusion d'un discours qu'elle prononça à Amsterdam, le 26 janvier 2006 Lutter, résister, témoigner ce fut le choix que firent certains jusque dans les camps de concentration. Lutter, résister, témoigner c'est encore notre rôle aujourd'hui. Permettezmoi de faire référence au poète et résistant Paul Eluard : « Si l'écho de leur voix faiblit, nous périrons » Combien ces mots sont forts et justes !

Lutter, résister, témoigner c'est aujourd'hui envers et contre tout défendre la République, ses valeurs et sa devise Liberté, égalité, fraternité 

Mesdames et Messieurs, 
chers Morangissoises et Morangissois, 
Monsieur le Maire de Péchao et tous nos amis de notre ville jumelée du Portugal
Messieurs les porte drapeaux
et vous les enfants de nos écoles.

Morangissois de toutes les générations, nous sommes rassemblés aujourd'hui pour fêter le 67 ème anniversaire de la Victoire. Victoire sur le Nazisme, victoire du monde civilisé sur la barbarie, victoire du monde libre. 

Le 8 mai 1945 marque la fin d'un long cauchemar, la fin d'une des plus grandes tragédies de l'histoire.

Au nom d'une idéologie faite de haine et d'intolérance, construite sur le mensonge, la peur, la cruauté, fondée sur la négation de la dignité humaine, près de 60 millions d'hommes, de femmes et d'enfants, issus de tous les continents ont été sacrifiés ; des villes entièrement rasées n'étaient plus que des noms sur une carte, les bombardements, les arrestations, les déportations, la faim, la peur étaient le quotidien. 

Le 8 mai 1945 si Morangis comme notre Pays étaient libérés de l'occupation nazie, depuis plusieurs mois, c'était la fête parce qu' un père, un frère, un fils, un ami, prisonnier depuis 5 longues années allait bientôt rentré, c'était la fête parce que les soldats et notamment les jeunes volontaires qui avaient poursuivi le combat de l'autre côté du Rhin jusqu'à la capitulation du IIIème Reich allaient revenir mais c'était aussi le recueillement en pensant à tous ceux qui ne reviendraient jamais, déportés, fusillés, tués dans les bombardements ou au combat. 

Cette guerre a eu ses monstres et ses bourreaux, elle a eu également ses héros connus ou anonymes. Le 8 mai nous permet de rendre hommage à ces héros. 

Que cette cérémonie nous rappelle, que les peuples qui se veulent civilisés ne sont jamais à l'abri de projets criminels pour l'Humanité. 

Que cette cérémonie, nous rappelle aussi que des âmes d'exception, partout en France et à l'étranger se sont levés contre l'inacceptable. Parmi ceux-ci, bien sûr le Général de Gaulle, Jean Moulin, Pierre Brossolette ou encore Raymond Aubrac qui nous a quittés il y a quelques semaines. Raymond Aubrac qui sa vie durant, au côté de sa femme Lucie n'a cessé d'aller expliquer cette période aux plus jeunes et leur faire partager ses valeurs. Il leur rappelait ces combattants illustres mais aussi tant d'autres dont l'histoire n'a pas retenu les noms. 

Parmi eux, des Morangissois, à qui nous rendons hommage aujourd'hui et dont nous lirons les noms dans quelques instants, parce qu'ils ont donné leur vie en combattant pour la liberté. 

Des gens simples qui ont agi selon leurs convictions, leur coeur ou leurs valeurs pour continuer le combat, résister, protéger ceux qui étaient persécutés. Ils n'étaient pas les plus nombreux mais ils sont la gloire de notre pays. 

Tous des patriotes, qui en défendant la France, fier de leur patrie, servaient une cause qui la dépassait, défendait des valeurs universelles 

C'est ce patriotisme que j'oppose au nationalisme. 

Nationalisme, une idée qui prospère aujourd'hui sur fond de crise. Ce nationalisme replié sur lui-même derrière ses frontières qui exalte un passé mythique et se défie de toutes les autres nations, ce nationalisme qui fait de l'étranger un bouc émissaire ce nationalisme qui se fonde sur une identité qui rejette l'universalité. Ce nationalisme qui a failli détruire l'Europe. 

« Le nationalisme c'est la guerre » disait François Mitterrand Et Charles de Gaulle déclarait « Le patriotisme, c'est aimer son pays. Le nationalisme c'est détester celui des autres »

Ce sont des patriotes qui ont fait honneur à notre pays alors que l'Etat français plongeait dans la pire des idéologies.

Ce sont des patriotes qui l'ont ensuite relevé des décombres et des déchirements de la seconde guerre mondiale en appliquant le programme du Conseil national de la résistance fondé sur plus de justice, plus de solidarité, avec la sécurité sociale, les retraites généralisées, le droit à la culture et à l'éducation pour tous 

Des patriotes qui ont inventé cette belle idée de l'Europe que nous célébrons, cette année, en présence de nos amis de Péchao et qui depuis 67 ans nous assure le plus précieux des biens, la paix. 

Aujourd'hui, face à la crise qui s'étend sur l'Europe, comme au lendemain de la seconde guerre mondiale, sachons nous montrer patriotes, fiers de notre pays mais attentif aux autres, fiers de nos racines mais accueillants pour toutes les cultures, fiers de nos valeurs républicaines et fiers de les partager. Dans une France qui souffre au lieu de se barricader derrière des frontières aléatoires et de ressasser le passé les Français ont choisi l'espoir.

Face à la crise, des idées comme la justice, le partage et la solidarité peuvent et doivent organiser l'action publique, les institutions et services publics notamment ceux créés par le Conseil national de la résistance qui ont fondé notre vivre ensemble ont encore un bel avenir. 

Dans une France qui souffre, les Français ont choisi d'aller contre l'individualisme des sociétés contemporaines, contre cette tendance au chacun pour soi, ils ont décidé de faire vivre ce qui rassemble plutôt que ce qui divise. 

C'est une nouvelle page de notre histoire à écrire. Une page qui commence par notre belle devise : Liberté, égalité, fraternité 

Madame la Commissaire de Police
Madame la Capitaine, Chef du Centre de Secours, représentée par le Sergent Chef David Destouches
Mesdames et Messieurs les Maires-Adjoints et Conseillers Municipaux, Chers Collègues,
Mesdames et Messieurs les représentants des Associations d'Anciens Combattants et Messieurs les porte-drapeaux, vous qui êtes toujours là pour témoigner à la fois de votre engagement pour le pays et faire vivre le devoir de mémoire.
J'ai une pensée particulière pour Monsieur Blottière Président de l'Amicale des Anciens Combattants qui, souffrant, n'a pu être des nôtres ce matin,

Chers jeunes sapeurs pompiers du Centre de Secours,

Mesdames, Messieurs, Chers Amis Morangissois et notamment les enfants de nos écoles qui sont venus malgré cette période de vacances scolaires 

Dans cette période de crise économique, de doutes sur notre société et d'inquiétudes face à l'avenir, il faut rappeler que nous avons une chance énorme, une richesse inégalable, un bien précieux pour lequel l'Union européenne a été récompensée par le Prix Nobel, il y a quelques semaines : la Paix.

Et réunis ce matin, comme chaque année, toutes générations confondues devant le monument aux morts de la Commune, il nous faut apprécier ce bonheur de vivre en paix à sa juste valeur, une valeur inestimable. 

Il y a 94 ans, des Morangissois comme nous se réjouissaient, l'Armistice avait été signée la guerre était finie. Ils fêtaient le bonheur retrouvé, ils étaient heureux, sûrs que la Paix allait s'installer pour longtemps. En même temps, ils pleuraient un mari, un fils, un frère, un ami, leur instituteur. Ils pleuraient ceux des nôtres, des jeunes Morangissois, qui avaient perdu la vie pour leur patrie. Ils pleuraient et ils leur rendaient hommage.
Depuis lors, chaque année, nous nous réunissons, au fil des générations, nous passant le relais, pour à la fois nous souvenir et rappeler la mémoire de ceux qui ont vécu ce terrible conflit et auxquels, malgré le temps qui passe, nous devons les honneurs.

Ce matin, nous rendons hommage à douze jeunes hommes, dont nous lirons les noms inscrits sur le monument aux morts. Douze Morangissois sur les 250 que comptait notre village en 1914, arrachés à leur famille, à leur travail, à leurs amis pour faire leur devoir et qui ne sont pas revenus des champs de bataille. A cet hommage, nous associons tous nos concitoyens qui sont morts pour la France.

Ce matin, nous nous souvenons que notre continent, notre pays ont connu des déchirements atroces tout au long du 20ème siècle. C'était hier !
Nos parents, nos grands parents, nos arrières grands parents ont connu les affres de ce cancer des sociétés même les plus civilisées, la guerre. 
La guerre qui ruine des pays, détruit des villes et des villages, décime des familles, plonge dans l'angoisse et dans la souffrance des hommes, des femmes et des enfants qui pourtant ne demandent qu'à vivre et s'épanouir.
Et combien fut terrible celle que l'on nomme la grande guerre ! 
Jamais aucun conflit auparavant n'avait été aussi destructeur et meurtrier. 8 millions de morts, 20 millions de blessés.
Les hommes qui l'ont vécu auront vu une civilisation, dans laquelle ils plaçaient une confiance séculaire, renier ses valeurs en quelques mois.
Ils ont vu le progrès servir à faire le mal, ils ont vu la science se pervertir pour tuer et mutiler.

Après l'enthousiasme des premiers jours, cette guerre n'avait plus beaucoup de sens et je voudrais vous lire cette lettre d'Etienne Tanty, bibliothécaire au lycée Hoche de Versailles, sous les drapeaux pour son service militaire quand la guerre éclata, il avait 24 ans. Le Jeudi 28 janvier 1915 il écrivait :

En effet, qu'ils soient français, allemands, russes, anglais, autrichiens tous les récits sont identiques.

Nos livres d'histoire ont trop longtemps minoré les pertes de l'une des plus grandes boucheries de tous les temps, ils ont trop longtemps passé sous silence le véritable état d'esprit de ces poilus qui pour la plupart ne se faisaient aucune illusion sur le fondement réel du conflit, mais qui n'en accomplirent pas moins leur devoir avec un courage surhumain. 
Car derrière les drapeaux, les hymnes nationaux se cachaient aussi de vulgaires intérêts économiques et financiers ainsi qu'un goût prononcé pour l'expansionnisme.

Aucune société n'est à l'abri d'un possible retour de la barbarie. C'est pourquoi la quête permanente de la réconciliation, de la démocratie et du respect des droits humains est du devoir de tous les responsables politiques. 

En octobre, le Comité Nobel a souhaité mettre en lumière la plus belle réussite de l'Union Européenne celle de l'unification pacifique d'un continent. C'est un encouragement pour tous les dirigeants européens afin qu'ils continuent à oeuvrer dans ce sens. 
La réélection de Barack Obama est un autre signe encourageant pour un monde plus juste, plus apaisé.
Mais il nous faut, nous aussi, participer à construire un monde délivré de la violence et ensemble, combattre au quotidien tout ce qui divise notre société : l'injustice, l'indifférence, l'individualisme, le racisme, la xénophobie et l'intolérance.
Ce sont les plaies d'aujourd'hui et des ferments de haine pour demain. 

Combattons-les sans relâche. Ainsi, nous pourrons profiter longtemps de ce 

2011

Mesdames, Messieurs, 

Il y a 66 ans, au cours des mois d'avril et mai, les soldats des armées alliées ouvraient les portes des camps de concentration et ils découvraient l'horreur. Des images insupportables rappellent au fil des générations et dans le monde entier la réalité de ces camps de concentration et d'extermination,. Les rescapés ont témoigné de l'ignominie d'un système qui avait organisé scientifiquement la destruction d'êtres humains,
Six millions de femmes et d'hommes de toutes origines dépossédés de tout même de leur nom ont ainsi connu l'enfer, l'innommable.

On leur reprochait simplement d'être ce qu'ils étaient ou de ne pas accepter le régime dominant
Parce que juifs, roms, handicapés, homosexuels, communistes, opposants politiques, différents ..., ils furent conduits vers l'enfer !

En ce dernier dimanche d'avril, comme chaque année, nous rendons hommage à toutes les victimes et tous les héros de la plus grande catastrophe morale de l'histoire humaine.

Il ne s'agit pas simplement de redire l'horreur, de trouver des mots toujours plus forts pour tenter de décrire l'indescriptible, il s'agit surtout de rappeler l'histoire de façon à ce que cela ne se produise plus jamais.
Il faut rappeler que c'est légalement par les urnes qu'Hitler et le nazisme sont arrivés au pouvoir et qu'ainsi a pu se développer un régime basé sur le racisme, la xénophobie, le refus des droits de l'être humain.

Il faut rappeler que dans la période de crise des années 30, le refus de l'autre, l'antisémitisme se sont développés dans nombre de pays d'Europe y compris dans le nôtre, la patrie des droits de l'homme. 

Il faut rappeler que c'est dans ce cadre, que c'est au nom de gouvernements que les rafles et les déportations ont pu s'engager. 

Il faut rappeler qu'en France, ce n'est pas que l'occupant qui a procédé à ces rafles et que des centaines de milliers de français ou d'immigrés installés dans notre pays en ont été déportés dans le but d'être exterminés. C'est un événement tout à fait considérable, à l'échelle de l'humanité.

Bien sûr, il y eut des justes et le 8 mai prochain, par l'intermédiaire d'une exposition nous saluerons les policiers qui ont osé désobéir. 

Mais pour un juste qui prévenait une famille, combien de français dénonçaient leurs voisins ? 

Mais pour un juste qui cachait un enfant combien de français applaudissaient aux arrestations ? 

Mais pour un juste qui organisait des évasions combien de français laissaient faire ? 

Depuis quelques années cette réalité, notre pays l'assume, au plus haut niveau de ses autorités, les oeuvres d'art notamment cinématographiques en témoignent. 

Aujourd'hui, dans une période de crise économique et morale, presque partout en Europe et singulièrement dans notre pays et dans notre Commune, des partis extrémistes qui remettent en cause les valeurs de démocratie et de tolérance progressent dans les consultations électorales. 

Alors sachons tirer des leçons de l'histoire ! Rappelons sans cesse que toutes les idéologies basées sur l'exclusion, le racisme, la haine de l'étranger, toutes les dictatures n'entrainent que régressions et souffrances. 

Même, au coeur des camps de concentration ceux qui se transmettaient le très beau chant des marais que nous écouterons toute à l'heure ne perdaient pas l'espoir, ils savaient que l'avenir verraient triompher la liberté, la tolérance, la démocratie qui sont les seules voies pour vivre mieux. 

Ils chantaient 
Mais un jour dans notre vie
Le printemps refleurira
O terre d'allégresse
Où nous pourrons sans cesse
Aimer

Agissons pour leur donner raison, c'est le plus bel hommage que nous puissions leur rendre. 

La guerre est gagnée! 
Voici la Victoire! 
C'est la Victoire des Nations Unies et c'est la Victoire de la France! Disait le Général de Gaulle dans son message radiodiffusé le 8 mai 45 au matin. 

En effet, aujourd'hui, 66 ans après, nous ne commémorons pas un armistice, nous fêtons une victoire ! Non pas la victoire d'une Nation contre une autre, d'un peuple contre un autre mais la victoire sur l'oppression, la barbarie et la terreur, dans lesquelles une idéologie, le nazisme, avait plongé l'Europe et le monde.

Une guerre terrible puisque ce sont 60 millions d'êtres humains qui périrent, victimes militaires dans les combats, victimes civiles sous les bombardements et encore victimes des génocides perpétrées dans l'horreur des camps d'extermination 

En ce jour, nous perpétuons le souvenir de toutes les victimes de cette tragédie. 

En ce jour, nous rendons hommage à ceux qui ont agi et combattu pour lutter contre le nazisme.

Rendons hommage à ceux qui n'ont pas accepté l'armistice de 1940 et ont eu le courage de rejoindre le général de Gaulle et ayons à cet instant une pensée pleine de reconnaissance pour Charles Rudrof, compagnon de la libération qui nous a quittés cet hiver.

Rendons hommage à ceux qui ont eu le courage de s'engager dans la résistance, de rejoindre le maquis et ont participé à la libération de notre pays

Rendons hommage à ceux qui se sont engagés après la libération pour poursuivre le combat, au-delà de nos frontières, alors que dans notre pays, doucement la vie reprenait son cours

Rendons hommage, comme nous venons de le faire en visitant l'exposition « désobéirpour sauver » présentée jusqu'à dimanche prochain à l'Espace Saint-Michel à ces justes qui, au péril de leur vie, ont protégé et sauvé des juifs pourchassés par les autorités allemandes et de l'Etat français. 

Des dizaines de millions de victimes, des vies anéanties, des souffrances indescriptibles, 
Des milliers d'anonymes qui ont continué le combat, qui ont entretenu la flamme en consentant des sacrifices inouïs
Cette cérémonie que nous célébrons ensemble est bien évidemment d'abord la leur !

Mais méditons cette pensée du résistant Pierre Brossolette « Ce que nos morts attendent de nous, ce n'est pas un sanglot mais un élan »

Oui, le rappel des souffrances des générations qui nous ont précédés doit baliser le chemin de nos réflexions et le sens de notre action. 
Oui, nous devons nous pencher sur l'histoire et en tirer des leçons car l'histoire est pour un peuple ce que la conscience est pour un homme. 

Alors, je reprends ce que j'ai dit à l'occasion de la cérémonie d'hommage aux victimes et héros de la déportation 
Il faut rappeler que c'est légalement par les urnes qu'Hitler et le nazisme sont arrivés au pouvoir et qu'ainsi a pu se développer un régime basé sur le racisme, la xénophobie, le refus des droits de l'être humain.

Il faut rappeler que dans la période de crise des années 30, le refus de l'autre, l'antisémitisme se sont développés dans nombre de pays d'Europe y compris dans le nôtre, la patrie des droits de l'homme. 

Aujourd'hui, dans une autre période de crise économique et morale, presque partout en Europe et singulièrement dans notre pays et dans notre Commune, des partis extrémistes qui remettent en cause les valeurs de démocratie et de tolérance progressent dans les consultations électorales. 
L'étranger est de plus en plus le bouc émissaire innocent d'une société attaquée de toute part par la dictature des marchés financiers, la prééminence de l'argent roi, le chacun pour soi.
Alors, en ce jour de la commémoration de la victoire des valeurs de la Démocratie et des droits de l'homme sur la xénophobie et le racisme, sachons tirer des leçons de l'histoire ! 

Rappelons sans cesse que les extrémismes de toutes sortes, aussi bien politiques que religieux, que les dictateurs, les partisans d'une intolérance exacerbée à toutes les époques ont toujours profité de la misère sociale, du désarroi, de la peur du lendemain pour désigner des boucs émissaires et engager leur oeuvre de destruction.

Mais rappelons aussi comment sur les décombres, les horreurs et les déchirements de cette guerre, notre pays s'est relevé, reconstruit, s'est projeté dans l'avenir.

Comment à partir du programme du Conseil national de la Résistance, fondé sur plus de solidarité, un ordre social plus juste s'est imposé à la libération avec la sécurité sociale, les retraites généralisées, le droit à la culture et à l'éducation pour tous, les lois sociales ouvrières et agricoles

Comment grâce à la volonté des pères fondateurs, les peuples et les nations d'Europe hier déchirés, sont aujourd'hui rassemblés sous la même bannière protégés depuis 66 ans des affres de la guerre 

Chers amis et vous surtout les plus jeunes,
ce 8 mai est une leçon d'histoire qu'il ne faut pas oubliée car comme le disait Primo LEVI : « Ceux qui oublient le passé sont condamnés à le revivre »

Pour préparer un avenir plus juste, plus agréable pour tous, la vigilance de chacun est indispensable.

Ensemble, nous devons comme l'ont fait nos aînés relever le défi en nous appuyant sur des valeurs qui font notre identité.
Des valeurs qui ont soutenus les combats de ceux à qui nous rendons hommage aujourd'hui, les valeurs qui nous rassemblent, les valeurs de la République. 

Monsieur le Vice-Président du Conseil général Monsieur le Représentant des forces de Police,
Monsieur le Capitaine, Chef du Centre de Secours,
Mesdames et Messieurs les Maires-Adjoints et Conseillers Municipaux, Chers Collègues,
Mesdames et Messieurs les Présidents et Représentants des Associations locales d'Anciens Combattants, Déportés, Internés, Résistants et Victimes de Guerre,
Messieurs les porte-drapeaux,
Chers jeunes sapeurs pompiers du Centre de Secours,
Et Enfin,
Mesdames, Messieurs, Chers Amis Morangissois,
Et tout particulièrement, vous les enfants de nos écoles qui êtes venus avec vos enseignants pour participer à cette commémoration
Depuis 92 ans, chaque année, Morangissois de toutes les générations, nous nous retrouvons le 11 novembre. D'année en année, au fil des décennies nous nous passons le relais afin d'être toujours présents pour commémorer un évènement majeur de l'histoire de notre Nation mais aussi pour rendre hommage à ceux de nos concitoyens qui ont perdu la vie au cours de ce terrible conflit.
Car au milieu des cris de joie qui accompagnèrent la fin des combats le 11ème jour du 11ème mois à la 11ème heure de cette année 1918, il y avait aussi tous ceux qui pleuraient un proche.

A Morangis, dans notre petit village, la trentaine d'écoliers de 5 à 13 ans, pensaient à Alfred Dessaint, leur instituteur parti à la guerre et qui n'en était pas revenu, tué à l'âge de 35 ans.
Anna Marie pleurait son mari Henri Gigoust tué au combat en août 14, à peine un an après leurs noces.
Les 300 habitants pensaient à ces 12 Morangissois, nos concitoyens, dont nous égrènerons avec respect et émotion les noms gravés à jamais sur la pierre froide du monument aux morts. 
Journalier, charretiers, employés à la compagnie générale des eaux ils étaient soudainement devenus artilleurs, fantassins, brancardiers et avaient terminé leur vie dans l'enfer des combats.  

Au delà de ce que racontent les livres d'histoire, qui louent d'abord la bravoure, le courage, l'esprit de sacrifice de toute cette jeunesse française, le soutien du pays à tous ces combattants, ceux qui étaient revenus racontaient la boue, la vermine, l'enfer, le bruit, la peur, l'horreur. Ils racontaient aussi la relative indifférence de ceux qui étaient loin du front 

Les ouvres littéraires et cinématographiques elles aussi donnent une autre vision de cette guerre. Des Croix de bois à la Grande illusion, de à l'Ouest rien de Nouveau au voyage au bout de la nuit, plus récemment avec un long dimanche de fiançailles ou joyeux noël, qu'elles soient écrites d'un côté ou de l'autre du front les auteurs décrivent tous :
La souffrance physique poussée à son paroxysme, les corps dénudés et découpés, réduits en charpie par l'artillerie, la blessure espérée comme un billet de retour, cette fraternité dans la souffrance entre des hommes martyrisés qui, lors de leurs permissions, n'arrivent même plus à exprimer ce qu'ils vivent sur le front, car les gens de l'arrière sont incapables de comprendre ce qui arrive.
Elles évoquent aussi ce qui fut longtemps occulté, les mutilations volontaires, les fusillés pour l'exemple ou encore les fraternisations entre ennemis, donnant une vision plus juste de ce terrible génocide de toute une jeunesse.
Voici qui nous permet une fois de plus de relever que art et histoire vont impérativement de paire, que l'un et l'autre doivent être traités avec une égale attention pour construire cette connaissance et cette culture commune qui dessinent notre identité.

La première guerre a pris fin il y a 92 ans et bien des gens nés à cette date sont déjà partis Plus de combattants, bientôt plus de témoins, un jour la guerre de 14, celle que nos grands parents ont vue, celles que nos arrières grands parents ont faite, sera, comme les guerres de Napoléon ou la guerre de Cent ans, un évènement n'intéressant plus que les passionnés d'histoire.

Les hommes dont les noms figurent sur le monument aux morts de notre ville, s'ils revenaient, seraient sans doute surpris de savoir que l'Allemagne et la France ont la même monnaie, que les lois qui s'appliquent de part et d'autre du Rhin sont souvent issues d'un même parlement, que bien des Communes, comme la nôtre entretiennent avec des Villes du pays de notre ancien ennemi des rapports nombreux et amicaux.

Que pouvons-nous donc tirer comme enseignements de ce terrible épisode de notre histoire.

D'abord que la Paix est notre bien le plus précieux. Il faut dire et répéter inlassablement que dans une guerre, au fond, il n'est que des perdants.
Que tous les va-t-en guerre, que ceux qui veulent régler les différends par les armes et la brutalité, ceux qui prônent la haine exacerbée et la violence sont toujours de mauvais conseil.

Ensuite qu'il ne faut jamais humilier les vaincus car on sait que de cette folie, de ce gâchis, de cette bêtise, alors que tous les combattants croyaient que c'était la der des der, de la soif de revanche d'une Allemagne humiliée naitra, deux décennies plus tard, un autre conflit mondial.

Enfin qu'il y a toujours de l'espoir qu'il n'est pas d'ennemis qui soient irréconciliables et que les hommes et les femmes de paix doivent tout le temps et en tout lieu être encouragés soutenus  
Toutes les générations qui n'ont pas vécu directement les périodes de conflit et leurs atrocités, doivent savoir que cette guerre n'a pas toujours été cantonnée aux livres, ni aux documentaires aux images sautillantes. La guerre n'est pas un jeu vidéo
Aujourd'hui encore, au quotidien, l'actualité nous rappelle avec son cortège d'images tragiques des terribles attentats terroristes en Irak ou ailleurs, des combats en Afghanistan ou au proche Orient, combien les armes, les conflits n'ont jamais cessé de résonner, partout dans le monde. 
La guerre cette maladie de l'espèce humaine est encore loin d'être guérie.
La mémoire est la seule prévention connue contre ce terrible fléau. Souhaitons que réunis ce matin, nous ayons fait ouvre de mémoire et ainsi contribuer à notre mesure à faire avancer la paix. 

Chères Morangissoises
Chers Morangissois
Chers amis

Avec l'équipe municipale qui m'entoure, j'ai plaisir de tous vous accueillir pour une soirée que j'espère chaleureuse et sympathique, une soirée marquée par cette convivialité qu'à Morangis nous apprécions tant. Boire un verre ensemble, partager des idées, discuter de tout et de rien, on adore ! Des rassemblements de la fête des voisins devenus si nombreux que je ne peux tous vous y rencontrer, aux cafés-spectacles du 3e vendredi du mois une initiative nouvelle qui fait salle comble, en passant par nos rendez-vous de l'été qui hélas cette année, ont été bien arrosés au sens propre du terme, à chaque fois c'est la convivialité qui nous réunit: nous sommes tous différents mais tous Morangissois !
En ce début d'année, je voudrais commencer par vous remercier de partager avec toujours autant d'enthousiasme cette vie communale qui nous rassemble.

Si cette soirée est celle des Morangissois, je veux en votre nom saluer quelques invités.
D'abord le plus fidèle, notre Conseiller général, Gérard Funes dont hélas je ne pourrai en cette période électorale dire tout le bien que je pense de lui.
Les élus présents et notamment ceux des villes de notre Communauté d'Agglomération Europ'Essonne. Je voudrais dire quelques mots sur cette communauté qui est encore mal connue et dont pourtant l'action est et sera utile pour notre Ville et ses habitants.
En mai dernier nous inaugurions la Navette qui rend beaucoup de services aux habitants du quartier sud et notamment à nos collégiens. Un projet de requalification de la zone industrielle est en cours, il a obtenu un financement important du Conseil général. Avant la fin 2011 des travaux de voirie, de trottoirs et la modification de la signalétique seront engagés.
Nous travaillons aussi à un projet exceptionnel : permettre à tous les habitants de nos 10 villes et à toutes les entreprises d'être connecté au Très Haut Débit. C'est une bonne nouvelle pour les habitants de certains de nos quartiers où la desserte par l'ADSL est de mauvaise qualité.
Avec la réforme territoriale qui vient d'être adoptée et dont je ne dirai pas tout le mal que je pense, tant la recentralisation qu'elle engage me semble aller à l'encontre de l'efficacité des politiques publiques, en 2011 nous parlerons sans doute beaucoup des Communautés d'Agglomération puisqu'il faudra achever la carte de l'intercommunalité sur l'ensemble du territoire.

On n'aura sans doute pas grand-chose à dire tant l'Etat a décidé de prendre la main sur cette question. Alors peut-être ferons-nous partie d'une grande Communauté de 25 ou 28 communes avec le Plateau de Saclay et les Ulis et des communes de la Nationale 20. C'est une forme de cohérence, il en est une autre autour du pôle d'Orly. Quelle que soit la décision finale, la question la plus importante est celle de la répartition des compétences entre les Communes et les Agglos. J'agirai pour que tout ce qui concerne la proximité avec les habitants reste de compétence municipale et que les compétences des Agglomérations soient limitées à ce qui est stratégique, l'Aménagement du territoire, les transports, le développement économique, l'environnement, le logement.

Chaque année en cette période on dresse le bilan, on trace des perspectives et on formule des voeux c'est à cet exercice que je voudrais me livrer devant vous mais en étant moins long qu'à l'habitude aussi vous m'excuserez de ne pas aborder tous les domaines de la vie communale et d'insister sur quelques uns qui cette année prendront peut-être une dimension plus grande.
On dit les Français champions du monde non pas de football, ça on s'en est aperçu, pas encore de rugby ça on l'espère pour juin prochain mais du pessimisme. Si c'est vrai il est nécessaire de réagir car le pessimisme conduit tout droit au renoncement et donc la soumission.
Alors certes, il y a des raisons de douter de l'avenir, quand on voit le pouvoir de l'argent s'attaquer de façon insolente aux Etats et aux populations. Alors que ce sont les Etats qui avaient sorti de la crise les marchés financiers qui l'avaient eux-mêmes provoquée. Quand on voit les inégalités croître sans cesse, les pauvres toujours plus pauvres, les riches toujours plus riches. Quand on voit le chacun pour soi et la recherche du profit l'emporter le plus souvent sur la solidarité.
Mais il y a aussi et même surtout des raisons de croire en un avenir meilleur d'abord parce qu'on n'a jamais produit autant de richesse, ensuite parce que nous avons une dynamique démographique remarquable et surtout parce que nous avons des valeurs qui réunissent. Ces valeurs restent modernes et tous les outils que les générations précédentes ont forgés souvent dans les périodes les plus difficiles de l'histoire, s'ils ont besoin d'être réactualisés, restent des outils efficaces pour mieux vivre ensemble : les services publics, l'école gratuite laïque et obligatoire, la sécurité sociale.
C'est une question de choix et donc d'engagement
Stéphane Hessel dans un petit livre qui s'arrache comme des petits pains nous propose de nous indigner pour trouver des raisons d'agir de s'engager comme lui l'avait fait contre le nazisme.
L'indignation est sans doute un puissant moteur de l'engagement à résister. Je ne le néglige pas d'autant que les raisons de s'indigner dans notre monde actuel ne manquent pas Mais je crois que l'action pour l'intérêt général, le plaisir de faire, de construire, d'élaborer des solutions pour le bien du plus grand nombre est aussi un bon moyen de faire barrage au pessimisme
Répondre aux besoins, agir en bousculant ceux qui veulent que rien ne bougent, en bousculant ceux qui disent toujours que c'est impossible, qu'on n'y arrivera pas, c'est ce que nous faisons avec l'équipe municipale et bien au-delà avec les Morangissois pour notre Commune Notre Commune, il y a bientôt 10 ans quand j'entrais au Conseil municipal dans l'opposition, une personnalité locale, devenue depuis lors une amie et une conseillère exigeante, m'avait dit « Prenez bien soin de notre Commune » et j'avoue qu'alors j'avais été surpris du terme utilisé. Depuis, j'y ai souvent pensé et Ville et Commune ne sont plus pour moi synonymes. Sur les 475 ha de notre territoire, des générations de Morangissois ont bâti une Ville avec ses quartiers, son équilibre particulier. Sur ce territoire vivent environ 11 500 habitants tous différents. Des jeunes, des moins jeunes, des anciens et des très anciens, des Morangissois de toujours et d'autres qui viennent d'arriver, ceux qui y vivent, y travaillent et ceux qui n'y rentrent que pour dormir, des Morangissois de toutes origines, des qui ont le temps de s'engager et d'autres qui l'auront plus tard.

C'est ça notre Commune ce mélange d'une histoire et de personnes différentes !
Et notre tâche c'est de faire ensemble que tous nous vivions mieux, que les attentes et des uns et des autres soient toujours mieux prises en compte.
Alors nous agissons !

Et pourtant les contraintes sont fortes, la baisse des recettes, les contraintes administratives, les attentes souvent contradictoires des uns et des autres. Des contraintes aussi que nous nous sommes nous-mêmes imposées par exemple en refusant d'augmenter les taux des impôts communaux, en cette période difficile, une promesse que nous tiendrons encore en 2011.
Mais ce qui nous motive c'est de toujours mieux vivre ensemble à Morangis, ce qui nous guide ce sont des valeurs la recherche de toujours plus d'égalité, le refus des discriminations de toutes sortes, l'épanouissement de tous les Morangissois, au sein de leur Commune.
Lundi ouvrira le Jardin des Petits Pas, c'est une nouvelle structure d'accueil de la petite enfance issue de la concertation qui s'est achevée en février 2010. Trois mois d'un processus de démocratie représentative qui a rassemblé des parents, des professionnels de la Petite Enfance et des élus pour faire le point sur les besoins et les réponses qui étaient proposées.
Ensemble nous avons isolé les difficultés auxquelles il fallait faire face et nous avons construit toute une série de mesures pour y répondre...
Le Jardin des Petits Pas ça n'existe pas ailleurs, ce n'est pas très original en terme de lieu d'accueil des enfants même si une équipe dynamique construit un projet pour l'épanouissement des enfants qui lui seront confiés, mais c'est une réponse aux familles ou plus exactement aux femmes. En effet, une maman qui a pris un congé parental pour élever son enfant se retrouve en grande difficulté quand celui-ci arrive à l'âge de 3 ans et que l'école maternelle ne l'accueille pas avant la rentrée de septembre. Le plus souvent elle est obligée de prendre un congé sans solde ou perd son emploi. Le Jardin des Petits Pas accueillera ces enfants de 3 ans qui ne peuvent pas entrer à l'école et permettra à leurs mamans de reprendre leur activité professionnelle...

Agir pour la Petite Enfance, c'est favoriser l'épanouissement des enfants, c'est faciliter la vie quotidienne des familles, c'est agir pour l'égalité entre les Femmes et les Hommes.
L'an passé, j'avais évoqué devant vous le dépôt d'un projet d'Etablissement d'accueil pour personnes âgées dépendantes. C'était un peu un rêve fou. Toute l'année, nous avons beaucoup travaillé, sollicité le Conseil général, l'Agence régionale de santé et aujourd'hui je peux vous annoncer que ce rêve est en passe de se concrétiser. J'ai reçu de la Préfecture, le 20 décembre, l'agrément de cet établissement et Jérôme Guedj, Vice-Président du Conseil Général m'a informé que l'ARS finançait les 91 lits et les 12 places d'hôpital de jour de cette structure dont nous allons donc pouvoir engager la construction en 2011. C'est une bonne nouvelle pour les habitants de notre ville car il manque de ce type de structure dans notre secteur. C'est une bonne nouvelle car il s'agit d'un établissement public, dont le coût sera maitrisé et permettra à des personnes modestes d'y accéder.
C'est une action concrète à un moment où on parle beaucoup de dépendance. Un sujet présenté parfois de façon caricaturale, qui fait peur ou attire les convoitises d'assurances privées... Dans une société civilisée comme la nôtre, il s'agit, comme nous l'avons toujours fait, sur la base de la solidarité nationale, de permettre simplement à chacun de vieillir dans la dignité.

A l'entrée, vous avez vu une 4L, elle appartient à deux jeunes Morangissois qui vont participer à un raid aventure. Pendant les danses africaines présentées par l'association Volute, vous avez pu voir un diaporama. Il présentait une action menée au Togo par un groupe de jeunes Morangissois. Ce sont deux projets financés par un dispositif que nous avons créé en 2010, La Fabrique à Projets. Il s'agit d'aider les jeunes Morangissois à élaborer et réaliser leurs projets...

La jeunesse, elle bouscule, elle dérange, mais on ne doit pas en avoir peur. C'est son rôle dans notre société et nous notre tâche c'est d'être à son écoute et de l'aider à participer à la vie communale. J'espère qu'en 2011, La Fabrique à projets croulera sous le nombre de projets... Pour les jeunes nous avons mis en oeuvre d'autres mesures : l'embauche de 50 jeunes de 17 ans chaque année pendant l'été, l'accueil de jeunes en service civique, le développement des contrats d'apprentissage... Mais nous avons un autre projet que je vous avez présenté l'an dernier et qui a pris un peu de retard. Il s'agit de construire des logements avec un loyer limité à 350 euros de façon à ce qu'un jeune payé au SMIC puisse trouver un logement. Après un appel un projet nous travaillons avec un constructeur et j'ai bon espoir que la construction de ces logements puisse commencer en 2011.

Nous avons pour 2011 beaucoup d'autres projets, en un mot : le début des constructions de la ZAC et la perspective de logements pour les Morangissois mal logés, l'extension de lignes de bus de Savigny vers Morangis, la suite de la réhabilitation de nos écoles, et parce que dans les périodes difficiles, la culture est toujours très importante, la poursuite de l'installation de notre nouvelle programmation culturelle avec un projet ambitieux le premier week-end de juin, un festival artistique pour et avec les ados.

Vous voyez nous agissons et nous ne manquons pas de projets Mais, je n'oublie pas que nous sommes d'abord là pour nous souhaiter une bonne année. C'est une bien belle tradition que celle d'échanger ces quelques mots qui nous permettent de nous reconnaître au-delà de nos différences et même de nos oppositions.
A tous je souhaite donc une bonne année, une santé à toute épreuve, un moral au beau fixe, la capacité à vous engager dans tous les projets qui vous tiennent à coeur, la faculté sans nier les difficultés de toujours regarder le bon côté des choses. Que 2011 soit une succession d'instants de bonheur parsemée de belles surprises.

Pour nos communes jumelées Plaidt, Chard, Pechao, Bedonia et Lézardrieux et pour notre Commune de Morangis, je souhaite une année placée sous le signe de la convivialité. Et puisque cette soirée est aussi celle de la convivialité, je vous invite à ce que nous nous retrouvions sans plus tarder sur la piste de danse.
Bonne soirée et bonne année.

2010

Extrait du discours des Voeux de Pascal Noury, Maire de Morangis à tous les Morangissois
Samedi 9 janvier 2010

"Bienvenue chez vous, au nom de toute l'équipe municipale qui m'entoure je veux d'abord vous remercier d'avoir répondu à notre invitation à ce premier rendez-vous convivial des Morangissois de l'année 2010 (...)

J'aime cette période où l'attention aux autres est plus forte, où l'on échange des voeux; elle nous permet de reprendre contact avec des parents ou des amis que l'on a un peu perdu de vue. A cette tradition, je me livre sans réserve et je vous souhaite à tous et à chacun une très bonne année 2010 (...)

Merci Monsieur Heckhoff * pour vos voeux, à mon tour au nom de tous les morangissois, je vous souhaite ainsi qu'à Wilhem votre Maire et à tous les habitants de Plaidt, une bonne année (...)
(* 1er adjoint de Plaidt, Ville jumelée)

Je voudrais aussi remercier Gérard Funès, le Maire de Chilly-Mazarin, notre conseiller général, nous apprécions tous son efficacité, sa disponibilité et sa gentillesse... c'est un ami de notre Ville (...)

Vous le savez ce qui guide notre action, ce qui structure nos discussions, c'est ce "Bien vivre tous ensemble à Morangis" auquel nous sommes si attachés (...)
Alors que l'on débat sur l'Identité Nationale, débat, que je juge pour le moins inopportun, je préfère cette action pour bien vivre ensemble.

Ce qui nous rassemble, on le connaît ce sont les valeurs de la République : «Liberté, Egalité, Fraternité» auxquelles je rajouterai la Laïcité. 

Ce qui compte c'est moins de savoir ce que nous sommes, que comment nous pouvons mieux vivre ensemble et ensemble relever les défis de notre temps (...) 

Pour nous, mieux vivre ensemble à Morangis c'est tout à la fois : un cadre de vie de qualité, des services publics locaux qui répondent toujours mieux aux attentes et aux besoin de nos concitoyens, des activités qui favorisent l'épanouissement des morangissois, des moments de convivialité qui nous permettent de discuter, de partager, d'échanger et la possibilité de s'impliquer dans la vie locale. 

En 2010, grâce à notre communauté d'agglomération une navette gratuite desservira la quartier de notre commune du « Poirier Marle » à la « Maison de la petite enfance » ; elle permettra notamment de rejoindre aux heures de pointe la gare de Balizy-Gravigny et dans la journée l'hôpital de Longjumeau. 

En décembre, le CCAS a déposé un dossier d'implantation d'établissement d'hébergement des personnes âgées dépendant sur un terrain communal, j'espère vivement que ce projet se concrétisera.  
Il permettra d'accueillir environ 90 personnes âgées et de créer près de 70 emplois. 

Nous travaillons avec l'office public départemental d'H.L.M. « Vivre Essonne », pour construire une résidence qui permettra à vos enfants qui travaillent et touchent le SMIC de se loger. 

Améliorer l'accueil de la petite enfance est indispensable car c'est une période importante dans le développement et parce que les parents doivent pouvoir poursuivre leur carrière professionnelle. 

Je pense plus particulièrement aux femmes qui doivent pouvoir choisir si elles gardent leurs enfants ou si elles veulent continuer leur carrière. Quand on est pour l'égalité des sexes, il faut améliorer l'accueil de la petite enfance. La réflexion continue jusqu'en février, je vous invite à y participer. 

Pour l'équipe municipale 2010 sera une succession d'actions pour toujours favoriser le « Bien vivre ensemble». 

Pour tous, pour notre commune, je souhaite que cette année soit une succession, un enchainement de moments de bonheurs. 

Bonne Année