place de verdun

place de verdun

La pièce d’eau du parc du château, d’une superficie de 26425m², recouvrait ce qui est aujourd’hui les avenues de l’Avenir, des Framboisiers et des Vignes. Alimentée par le Rû du Bief, elle ne recouvre que 2,5 ha en 1783 contre 20 quinze ans auparavant.

Asséchées au cours du 18e siècle, les terres agrandiront ainsi le domaine agricole de La Ferme de Morangis, dépendante du Château.

Le cours du Rû du Bief est maintenant busé sur une grande partie de sa longueur.

En 1925, une société d’aménagement, la société de l’Avenir de Chilly-Mazarin achète une partie des terrains qui composaient le parc du château pour y créer un lotissement.Délimité par les rues des
Pommiers, Maurice Barres, l’Avenue du Coteau et l’Avenue dela Cour de France, le quartier de l’Avenir de Chilly était né.

Située au centre du lotissement cette place s’appellera tout naturellement Place de l’Avenir.
C’est après 1940 qu’elle sera baptisée place de Verdun.

Carte postale des années 30. Il faudra attendre 1933 pour que l’avenue de la gare de Chilly devienne l’avenue Aristide Briand.
Au rez-de-chaussée de cet immeuble de logements locatifs (le premier de Morangis) se trouvait la pharmacie de M. Pasquier et la boucherie du propriétaire, M. Dupré. La boulangerie de M. Meurgues remplacera la pharmacie, la boucherie existe toujours.
Sur la droite, la charcuterie, aujourd’hui disparue.

Dans les années 50, le quartier de l’Avenir était en plein développement, les Economats Parisiens voisinaient avec le Familistère aujourd’hui une fleuriste.
L’éclairage de la place était des plus sommaire si l’on en juge par la lampe accrochée en hauteur au milieu de la place et dont la lumière balayait la place par jour de grand vent.
Certains jours de septembre une fête foraine s’installait sur la place.

Des chevaux de bois pour les petits, des balançoires pour les plus grands dont les plus intrépides tournoyaient autour d’un mât, assis dans une minuscule nacelle accrochée par des chaînes.
Sensations fortes garanties !

Des stands de tir et des baraques foraines permettaient aux petits comme aux grands de passer un moment agréable.

En 1960, la place n’a guère changé, si ce n’est l’abri- bus en ciment de la RATP à gauche sur la photo. Le panneau indicateur, devant le fourgon HY Citroën, indique la direction de Paris par la rue Gabriel Péri. Les pistes d’Orly ne coupent pas encore la route de Wissous, et c’est cette route qu’emprunte le 297 pour aller à Wissous et rejoindre la N20 à Antony puis la Porte d’Orléans.

Photo de l’avenue Aristide Briand, en direction de Chilly-Mazarin prise en 1967.
Les arbres ont disparu. Au premier plan sur la gauche, la charcuterie de M. et Mme Roux. A côté, le Bar Albert qui, avant de devenir un café était une salle de bal.

Dans les années 60 la télévision n’avait pas pénétré dans tous les foyers et c’était soir de fête de se retrouver devant «trente six chandelles», l’émission phare de l’unique chaine de l’ORTF, dans le rouhaha de la salle du café. Aujourd’hui c’est une pizzeria.

Photo de l’an 2000. Les lignes électriques ont été enfouies et la bibliothèque est encore logée dans les anciens locaux du magasin «Le Primistère». Transférée à l’espace Foullon, le bâtiment sera démoli pour laisser la place à un petit square. Aujourd’hui la place a été réaménagée et un immeuble d’habitation a pris la place du square.

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